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La chronique du 25 juillet 2022 : la nuit noire et blanche

La nuit était noire, la sienne était blanche. Le lever s’imposait à lui comme le café d’ailleurs. Et en parlant d’ailleurs, il se mettait à rêver éveillé.

Il avait une furieuse envie d’écrire, mais il ne savait par où commencer. Pire, il ne savait quoi raconter, aucun fil conducteur, aucun mot ne sortait de sa plume. Il s’en prenait alors aux autres. Pardi, c’était de leur faute si son esprit était embrouillé, si la poussière grippait ses rouages, pourtant à l’accoutumée, si bien huilés. Le courant ne passait plus, il lui fallait trouver des responsables momentanés, car sa rancœur ne durait jamais, mais des responsables tout de même.

Assis dans son salon donnant sur le patio, ses yeux scrutaient l’obscurité laissant entrevoir l’ombre des arbres en imaginant le vol silencieux des oiseaux. Il était à la recherche de l’inspiration divine. Divine, mais sans trop y croire, il n’en espérait pas la grâce. De ses vociférations silencieuses ruminées, cigarette au bec, il gribouillait, tant bien que mal…

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