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La chronique du 21 juillet 2022 : élections 2023 en RDC (ou pas)

L’échéance RDC 2023 approche, ça sent déjà l’éruption communicationnelle dense, intense, mais trop souvent emplie de fakenews, de discours de haine, de divisions sociales, de…diviser pour mieux régner avec tous les dangers que cela comporte. A coups de slogan aussi tel « le peuple d’abord »… Le web, (nouvel) outil de communication, n’est pas en reste.

Une bonne communication est celle qui permet d’inspirer confiance aux électeurs tout en parvenant à leur faire partager les grilles d’analyse du candidat.

Le « Quand dire, c’est faire » (1962)  de John Austin, philosophe anglais, serait la solution ?

Quelles sont les stratégies adoptées ?

La stratégie des gouvernants : un gouvernement dispose au début de son mandat d’un état de grâce favorable, mais il subit, tôt ou tard, un effet de backlash, c’est-à-dire un choc en retour lié aux désillusions engendrées. Pour limiter la perte de crédibilité, les gouvernants peuvent alors miser sur leur meilleure connaissance des tendances fortes qui se font jour à l’intérieur du pays. Ils sont en effet mieux placés pour anticiper les évolutions à venir. Ils peuvent ainsi mettre en avant la cohérence de leur projet politique ;

La stratégie des opposants : par nécessité tactique, ils ont plutôt tendance à exacerber les attentes et les exigences, à surenchérir sur les espérances à faire naître. Ils doivent souligner les mécontentements. Mais plus leurs propositions sont ambitieuses et plus la déception des citoyens risquent d’être fortes à l’issue de leur mandat s’ils ne parviennent pas à répondre aux espérances soulevées.

Pour en revenir aux slogans, s’ils exhortent, frappent les esprits sont-ils à la hauteur du principe de John Austin révélé ci-avant ?

Prenons l’exemple du « peuple d’abord ».

Le peuple d’abord, ce devrait être une vie consacrée au peuple Congolais, la résurgence d’un nationalisme bienveillant, une réalité d’égalité des chances, une liberté publique, une démocratie tournée vers le progrès social, une saine solidarité. Cette société solidaire devrait, notamment, assurer à chacun l’accès aux soins, à l’eau, à l’électricité, au logement, à la sécurité.

Une société solidaire, c’est aussi se projeter dans un avenir où les richesses du pays serviraient, en priorité, au peuple et non aux multinationales étrangères ou à quelques nantis. Cette société devrait aussi être lavée du tribalisme, des chefs de guerre, des intérêts malveillants de quelques-uns.

Force est de constater qu’actuellement « Le peuple d’abord », c’est un cri, un souhait qu’il est décidément difficile d’entendre et d’appliquer pour certains.

« Le peuple d’abord », le chemin semble encore long !          

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