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La chronique du 18 juillet 2022 : l’habit ne fait pas le moine (ou le pasteur), la barbe ne fait pas le philosophe

ÊTRE & PARAÎTRE

Je me suis essayé à la philo sans barbe, nu comme un ver et devant mon écran… Pour les uns, cet essai sera considéré comme une discussion de comptoir trop arrosée, pour d’autres un élément de réflexion. Pour moi, juste un avis.

Ahhhh, le paraître et son beau costume-cravate-trois pièces qu’on aime porter sans oublier la montre Rolex clinquante à …25 dollars (sic). La société de consommation est-elle l’unique responsable ? Non ! Le mal-être, l’envie d’être vu, sans nécessairement être reconnu pour ce que l’on est, sont sans doute de brèves réponses tout comme la réussite sociale tout simplement. Ne mélangeons pas les genres. Je me comprends et c’est là le plus important.

L’être ou le paraître, telle pourrait être la question.

S’il est bien naïf de croire ce que l’on voit, l’incite à chercher l’être ailleurs que dans le paraître pose que tout sens est caché, donc sujet à interprétation. Porter un jugement l’est d’ailleurs. D’ailleurs qui sommes-nous pour juger ? Pourtant l’on a de cesse de le faire. Sans doute est-ce déjà là un élément de réponse.

Les tensions, les frustrations, les manques sont souvent des détonateurs puissants pour vous entraîner dans le besoin de paraître.

Qu’en est-il de l’être et le paraître sur les réseaux sociaux ?

Le paraître sur les réseaux sociaux semble être promu par un besoin naturel d’approbation sociale. Nous cherchons constamment à être acceptés et soutenus par les autres. Sommes-nous aussi heureux que nous nous efforçons de le montrer sur notre profil ? Cette question fait référence au concept de « bonheur », parfois fictif, que nous montrons continuellement sur les réseaux.

Si nous surfons sur les réseaux, nous pourrons observer des posts de personnalités qui parcourent le monde le sourire aux lèvres que nous aimons partager, auxquels nous nous identifions même dans le souci d’obtenir un « pouce levé », un « cœur rouge » donnant ainsi une espèce de sensation de réconfort du « je suis lu », « j’existe » toute relative, reconnaissons-le.

Le paraître fait aussi partie de la réussite, il n’est pas toujours un leurre. Attention cependant, la réussite n’est pas synonyme d’intelligence.

L’avoir, responsable du paraître ? La société responsable ?

La valeur, pour la société actuelle, c’est l’apparence, c’est l’AVOIR avant tout. Comment redonner le goût d’apprendre alors que certains ne pensent qu’à posséder ? Et ce problème est d’autant plus aigu quand on a tendance à se laisser abuser par l’illusion du paraître, ce qui signifierait que nos repères de culture sont moindres.

Être et paraître ne font pas tronc commun. Sans doute n’ont-ils pas choisi la même branche.

Quelles sont les solutions ? Il faudrait, pour le moins, revaloriser l’idée de culture, redorer le blason de la connaissance et jeter aux oubliettes les formules utilisées : « travailler plus pour gagner plus », injonction qui vise forcément à privilégier le rendement, l’argent plutôt que la qualité de vie, le temps aussi consacré au savoir.

Et pour votre culture, voir ci-après

Définition

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