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Les mots désuets

Le « ripoliner la façade » de sieur Macron lors du débat de ce 20 avril 2022 face à dame Le Pen m’a fait remonter le temps des mots, j’ai donc parcouru le web à la recherche du désuet. Et c’est Figaro, le magazine, qui m’y a aidé.

Aujourd’hui, c’est par apocopes qu’on échange, parce qu’on aime à parler vite. À coups d’apocope. On dit qu’on va dans le métro(politain), qu’on se sert d’un stylo(graphe) ou qu’on fait du vélo(cipède). On veut faire «in». On donne aussi dans le franglais. On travaille dans des «open-space» ou dans des espaces de «co-working», on fait des «brunchs» et on «like» ça.

A dérouler le tapis rouge aux nouveaux mots et anglicismes, on en oublie les mots anciens.

« Ils ont ce goût de vieillot. Ce parfum de désuet qui nous ferait dire que les mots de Voltaire et de Baudelaire, sont pareils à des pots de yaourt. Avec une date de péremption. Parler la langue des Lumières aujourd’hui serait en effet s’exposer à des yeux ronds et se risquer à se transformer en fier paon. C’est un fait, on ne converse plus comme les encyclopédistes ou les poètes des boudoirs. Le français a évolué. S’est échappé de son carcan et libéré de ses petits nœuds pour coller à une nouvelle réalité. Qu’à cela ne tienne. »

Conseils de mots désuets pour se crêper le chignon

C’est bien connu, tous les vices sont dans la nature. Ce n’est pas un hasard donc si l’on parle de «mots fleuris» pour désigner les gros mots. La langue française est pareille à une nature luxuriante, c’est-à-dire, qui «pousse avec abondance et vigueur». Tâchons toutefois de renouveler nos noms d’oiseaux et de préciser nos pensées. Ainsi, si un individu tente d’abuser de votre crédulité, n’hésitez pas à le gratifier de «banquiste !», vous le qualifierez alors de «charlatan».

Si vous avez affaire à un hypocrite, une personne qui manipule son discours en fonction de son auditoire afin de lui plaire, vous pourrez vous inspirer de Voltaire. L’auteur de Candide a en effet inventé le mot «cacouac» pour désigner «des sophistes ridicules». Si cet individu ne fait, de plus, que colporter des propos qu’il a entendus sans savoir ce qu’il dit, vous pouvez dire qu’il est atteint de «psittacisme», c’est-à-dire qu’il «répète comme un perroquet des mots, sans comprendre leur sens». Ou qu’il fait des «calinotades», comprenez «des propos futiles et naïfs».

La langue française dit la petite et la grande histoire. Elle est sans fin. Alors pourquoi se limiter à employer des synonymes ? Faisons feu de tout bois !

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