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Du TU au VOUS…

Lorsque tu as appris mon arrivée, tu ne savais rien de moi si ce n’est ce que tu avais entendu dire ; un vieux arrive, il vient de…, il a l’expérience de, il était à… auparavant. Certains préjugés étant déjà mis en place, tu as cependant, curiosité oblige, décidé de me rencontrer. La bête curieuse que j’étais pour toi l’était tout autant à ton égard. Nous avons sympathisé, fort de mon expérience de vie, expérience parfois naïve, mais empreinte de sincérité et d’authenticité.

Nous avons parcouru de rires, d’amusements ce petit monde qui nous accueillait. Nous avons rencontré d’autres « curieux » qui, naturellement, se sont joints à nous. Ensemble, nous étions forts. Tu as même été jusqu’à me confier tes secrets, tes états d’âme, tes remords aussi sans que jamais je ne te juge. Cela t’appartenait, cela nous appartenait. J’étais aussi l’homme qui amusait la galerie par ses jeux de mots, ses mises en situation.

Lorsque j’ai décidé de prendre non pas une autre route, mais bien de suivre ma destinée, tu as été le premier à m’encourager, à me féliciter, mais une fois les noces passées, tu as disparu sans donner de raison. Je me suis d’abord interrogé, je me suis même un peu culpabilisé en me posant la légitime question du qu’ai-je fait. Puis, lassé de ne pas trouver de réponse, j’ai laissé le temps faire son œuvre. Sans doute cela était-il écrit.

Hélas, cela n’a pas suffi puisque le qu’ai-je fait s’est fait suivre d’un pourquoi qui me fut imposé par les cancans dont, ce que j’ignorais, tu faisais tes « quatre heures » journaliers autour d’une bière, d’un sucré et d’un alcool aussi dur que tes pensées.

À mon questionnement, tu as répondu un « non, non, il n’y a rien » qui sentait l’hypocrisie à plein nez, ce fléau nauséabond d’une envergure incommensurable. L’effet produit fut sans doute inverse à ce que tu espérais : oui, j’ai arrêté de me poser ces questions qui me taraudaient pour retrouver ma solitude d’esprit, mais surtout ma nouvelle vie de famille, la plus importante.

J’aurais cependant aimé te prêter mes chaussures afin que tu puisses faire le chemin de ma vie jusqu’à ce jour. Peine perdue, car tu aurais, sans nul doute, abandonné rapidement ce chaotique chemin qui fut le mien, comme celui de tant d’autres d’ailleurs. Mais peu importe, aucun regret si ce n’est celui de ne pas avoir découvert ta face cachée bien plus tôt. Cela m’aurait épargné des soucis concernant le comportement inhumain qui te caractérise.

J’ai fait une croix sur toi, même si, de temps à autre, des relents de tes néfastes facéties à mon égard me reviennent aux oreilles. Si cela te fait vivre, tant mieux. Sache cependant que je n’en ai cure, je sais maintenant ce que tu vaux.

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