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L’ombre jaune…des casques

En mode aventurier positif

A leur vue, je me prends pour Bob Morane, les puristes comprendront. Si leur ombre apparaît de temps à autre la semaine, les casques jaunes sont davantage visibles le week-end. Braves gens, soyez bénis, ils sont là pour votre sécurité, même si trop souvent, leurs contrôles inopinés vous titillent pour des broutilles : contrôles d’identité, contrôles du véhicule ou simple envie de palabrer avec vous, de vous parler des difficultés de leur travail. Inutile de mettre une « roue » de côté, cela se fait à même la rue, pas sur le bas-côté. Les véhicules qui vous suivent vous encouragent (sic) d’ailleurs : c’est la fête aux klaxons (re sic) en quelque sorte. Après la discussion et les « nous serons toujours avec vous », « merci à vous », « dieu (et nous) sommes aux commandes », la herse se fait plus discrète et les sourires plus avenants. Vous pouvez alors reprendre la route.

En mode citoyen lambda

Ils sont là aux abords des routes pour contrôler. Du moins c’est officiellement leur mission. En semaine ils se font rares mais dès l’approche du week-end chaque carrefour est occupé. Les casques jaunes arrêtent alors, et de préférence, les gros véhicules souvent neufs et quelques musungu(s). « Les temps sont durs, mon bon monsieur »… Derrière, ça klaxonne, ça s’impatiente. Ils n’en n’ont cure, ils attendent le billet qui leur permettra de « mieux » vivre le week-end. Certains, lorsqu’ils vous font signe, les saluent et poursuivent leur route… C’est une habitude ici. Mais lorsque la herse se dresse devant vous, difficile d’y échapper, forcé que vous êtes de vous arrêter. Vous sortez alors tous vos documents mais ils n’en ont que faire, ils vous parlent de leurs difficultés avec un sourire (ironique ?) jusqu’aux oreilles. Le message est passé, pas besoin d’être une lumière pour comprendre. Les choses étant faites, vous repartez le cœur léger et le portefeuille aussi.

En mode « arrêté »

Il est midi, il quitte son boulot après une journée bien remplie. Pas le temps de penser à ce qu’il va me mettre sous la dent que les casques jaunes dressent la herse devant son véhicule. Karibu, Jambo…Bienvenue…

Papiers svp… « Carte rose, svp »… Il sort la carte rose qui en fait est blanche.  « Montrez-moi l’extincteur et les deux triangles » lui demande-t-il. Le coffre ouvert, le constat est fait. Tout est en ordre. L’un des policiers estime alors que la roue de rechange n’est pas assez gonflée, ce à quoi l’incriminé répond, quelque peu énervé, que la seule chose gonflée ici est ce policier trop zélé.

Le « C’est une infraction, nous allons vous accompagner au poste » s’accompagne d’un brusque mouvement de ses collègues qui montent dans le véhicule. Pourquoi est-il sorti de son véhicule ? Il avait pourtant été prévenu.

Le voilà donc en route pour le poste de police accompagné du capitaine et de son adjoint. Sur le chemin, ces derniers lui expliquent ce que cela va lui coûter 105 dollars : 2 amendes de 40 dollars pour ce qui manque dans le véhicule (sic) et 35 dollars pour sortir du poste sous la dénomination fourrière.

Après quelques minutes de discussions sur le chemin du poste, les deux compères précisent qu’en leur donnant 100 dollars, ils le laisseront partir et rempliront les documents à sa place. Le conducteur prend alors la peine de s’arrêter au bord de la route et pose la question du pourquoi remplir les papiers puisqu’il ne sera pas sur place… Là, le chef lui répond alors qu’il donnera « un peu » au bureau et gardera le reste. Son éclat de rire les surprend et il le fait suivre d’un « soyez honnêtes » bien frappé. « Dites-moi plutôt que vous allez garder l’argent pour vous… ». Le ricanement du passager arrière confirme son pressenti… Le charmant capitaine ajoute alors qu’il peut lui remettre son contact au cas où notre pauvre conducteur se verrait encore arrêter et ce en vue d’arranger les choses.

Reprenant alors la route, le capitaine se rend compte que le chemin pris n’est pas le bon et au « Monsieur, ce n’est pas la route pour le poste » lancé, le propriétaire du véhicule leur répond qu’il se rend au poste du major *** pour y expliquer sa mésaventure, notre courageux capitaine répond aussitôt d’arrêter le véhicule. Un nouvel arrêt engendrant ainsi la sortie des policiers sans demander leur reste…

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