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Etrange légèreté de l’âme

Il est des instants où.

Je dis bien des instants où… Sans suite ou du moins sans pouvoir mettre des mots sur cette pseudo suite. Une phrase sans complément, ce n’est pas une phrase ou, à la limite, une phrase incomplète.

Incomplet, inachevé serait-ce la clé de cette non suite ? Faut-il encore en trouver la serrure. Et qui dit serrure dit porte. Mais porte vers où ou sans ? Un chemin, une impasse, un point de non retour ?

Il est des instants où.

Ça ira mieux demain ? Oui, c’est ce que l’on dit toujours, mais en attendant ? On se couche, on attend demain ? Et demain, on se lève, on suit le même canevas et les « instants où » réapparaissent, identiques.

Solitude d’un instant, d’un moment, d’une journée, d’une année, d’une éternité ?

Il est des instants où.

Se battre, combattre, débattre, gesticuler, articuler, gueuler, vociférer, manifester, disjoncter même. Le tout en silence. Personne ne vous entend, personne ne vous écouterait d’ailleurs. Pourquoi le ferait-on ?

Il est des instants où.

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