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Empathie, et après ?

Texte plus personnel que celui-là, soufflé qu’il m’a été par ma moitié qui me demandait de réfléchir sur le sens de la vie, de ma vie. Sur le coup, j’ai voulu balancer l’idée aux orties, mais la sagesse dont je fais parfois preuve ayant pris le dessus, sagesse aidée par l’insistance de la belle, je me suis alors résolu à y réfléchir et à coucher sur le papier le résultat de cette – trop rapide ? – introspection.

En 2010, M. Houellebecq, dans son ouvrage intitulé « La carte et le territoire » parle de l’empathie mieux que je ne pourrais le faire, avec, si j’interprète bien la chose, un léger soupçon d’ironie. « Il n’était pas nécessaire d’être obligatoirement brillant, le mieux était même le plus souvent de ne rien dire du tout, mais il était indispensable d’écouter son interlocuteur, de l’écouter avec gravité et empathie, relançant parfois la conversation d’un “vraiment” destiné à marquer l’intérêt et la surprise ou d’un “c’est sûr…” teinté d’une approbation compréhensive. »

Personnellement, si lors de conversations je suis plus enclin à écouter et à ne rien dire en fonction surtout de mon interlocuteur, je n’ai jamais cherché à montrer une quelconque supériorité de quelque nature qu’elle soit. Je n’ai jamais, dans mes activités professionnelles, cherché à « être le chef », je n’ai fait que déposer mon empathie sur la table, ouvert mon cœur aux autres. Cette empathie m’a d’ailleurs offert le plus beau des trésors, à savoir le respect et l’attention partout où je me suis trouvé, au grand désarroi – je ne vois que ce terme – des responsables pour lesquels j’étais en mission. J’étais, en quelque sorte, devenu la référence de celles et ceux dont j’avais la charge.

Cette empathie m’a coûté également puisqu’elle faisait passer mes responsables au second plan, du moins c’est ce qu’ils ressentaient à en croire les résultantes de nos collaborations. Jalousie ? Il m’est répondu par l’affirmative par mes proches et fidèles amis.

Que faire dès lors ?

Cela se répétant à l’envi, je ne sais qu’écrire, que penser. J’ai, jusqu’à ce jour, toujours dénoncé cette jalousie qui isole les hommes au lieu de les rassembler. Pourquoi vouloir éteindre l’autre pour briller, pourquoi écarter l’autre alors qu’un travail d’équipe permettrait un plus ? Le seul élément de réponse à mes yeux, actuellement, est que la nature humaine est ainsi faite ; l’esprit de compétition, l’excellence individuelle prime sur tout autre chose.

Un jour peut-être une réponse plus précise me sera délivrée. En attendant, dois-je changer pour retrouver une espèce de vie dite normale ? Dois-je penser à mon avenir et dès lors à celui des miens en changeant ma nature ? Je ne sais pas, du moins pas encore.

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