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L’homo politicus

Les déclarations de l’homo politicus sont, en général, faites de promesses, d’intentions louables dans le but de prendre place dans l’hémicycle en tant que représentant du peuple. Beaucoup espèrent, peu réussissent. Une fois le cap franchi, qu’en est-il ? Souvent, par faute des partis qu’ils représentent, les paroles s’envolent parce que non prioritaires pour les autres composantes du gouvernement. Dans certains pays, les élus le sont même sans avoir eu l’occasion de figurer sur un scrutin.

Ici, c’est-à-dire là où je me trouve,  une intention a retenu notre attention parmi toutes celles que nous avons eu l’occasion de lire. L’homo politicus a de la verve quand il s’agit de se faire entendre. Entendre ne signifiant pas écouter.

« Gouverner c’est tracer une route entre le possible et le nécessaire. Définir la politique comme l’art de mentir est révolu. Il est temps de faire une politique basée sur la vérité, sur ce qu’on est capable de faire et non sur le mensonge ».

Quelle bien belle pensée ! Elle aurait mérité de se retrouver au panthéon des honorables ! Hélas, pour l’homo politicus en question, le déboulonnage (à tort ou à raison) – mot à la mode du moment – fait que tant lui que d’autres se contentent maintenant de leurs souvenirs.

Depuis, l’homo politicus vit d’un passé qu’il qualifie lui-même de glorieux et espère sans doute le retrouver, ce que nous ne pouvons contester, ce que nous pourrions même encourager. C’est du moins ce qu’aimeraient son entourage et ses aficionados.

Son ascension est parfois fulgurante. Les raisons sont, probablement, à trouver dans sa façon d’être ; à la fois bienveillant orateur et rassembleur. Il n’aime pas trop les conflits une fois élu, vociférant pourtant bien avant. Ayant gravi, parfois, les échelons aussi rapidement qu’un ardoisier professionnel, il reste à la merci de couacs et autres crocs en jambe justifiés ou pas.

Quand la gloire n’a qu’un temps

Lorsque perdu est le mandat, comme déjà dit, il n’a de cesse de parler de son dantesque passé. Il continue à pérorer, à exhorter l’esprit de famille. Il n’est en rien responsable de sa chute. Certains reprochent même à d’autres d’avoir « mangé » seuls, de ne pas avoir « collaboré » ! Ses amis, qu’ils soient politiques ou pas, ont, pour la plupart, disparu aussi vite qu’ils étaient apparus au moment de la gloire. Ils en parlent toujours, mais comme Sœur Anne, plus personne ne les voit venir.

L’homo politicus n’est pourtant pas en voie de disparition, au contraire. Une question de survie nous a-t-on dit !

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