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Lorsqu’Habib Dakpogan me parlait de mon premier ouvrage

Il est des destins impénétrables comme des chemins tortueux au cœur d’une épaisse forêt. Ils sont beaux autant que mystérieux, et laissent à la vie une couleur différente de celles que nous propose l’arc-en-ciel. C’est cela, Sinibagirwa : itinéraire quasi initiatique d’un citoyen du monde qui pose un pas après l’autre vers la seule destination que j’envierai toujours, celle de la connaissance. Connaissance-culture, qui fait mourir l’égo pour faire une place à l’autre.

On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher». J’irai plus loin que la voix reposante de Maxime Leforestier et je dirai qu’on ne choisit évidemment pas les rues de Bruxelles, de Cotonou ou de Kigali pour apprendre à rêver, ni la côte atlantique niveau Ouidah, pour apprendre à aimer.

Non, «Un bout de terre n’a jamais fait chez soi (…)», s’émouvait Corneille après avoir trouvé à Berlin puis à Montréal un «nouveau sens à la patrie». Car intégrer que le soleil est unique et que la terre est ronde est le pas le plus significatif vers le statut d’être social. Nous devons apprendre l’humanisme de cet Européen de pure lignée qui découvre, s’approprie et exalte le charme délicat de sociétés noires malgré les stéréotypes insidieusement répandus à travers le monde.

Sinibagirwa est comme un hymne, une chanson qui appelle l’oreille puis le regard sur un paradis trop diabolisé : l’Afrique. Il n’y a à lire dans ce livre ni la froide condescendance de l’ethnologue ni la douce ironie du romancier. Ici point de malice. Il s’agit d’une voix claire qui témoigne avec sincérité que la vie, l’argent, les amis, les roses et bien entendu l’amour, sont partout où s’ouvrent des yeux, où vibrent des poitrines, où chantent des bouches. Sur ces petites dizaines de pages farceuses, on s’amuse, on pleure et on voudrait enfin fredonner comme Michael Jackson : «Thinking of being my brother, it’s no matter if you’re black or white»*. Yovo yovo bonsoir !

*Pour être mon frère, peu m’importe que tu sois Noir ou Blanc

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