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La bienveillance a bon dos

La bienveillance a bon dos

Bienveillance, le mot m’est apparu lors de la lecture de différents articles de presse consacrés à l’enseignement en Belgique. Ma réaction va en manquer cruellement, je n’ai toujours pas changé d’avis quant à l’évolution imposée au métier qui m’a vu grandir.

Être attentif au bien et au bonheur des autres est une qualité qui mérite tout notre respect, elle devrait d’ailleurs être une priorité politique, dans le sens noble du terme. Elle a cependant perdu de sa superbe au fil du temps. Souvent, et ce dans certains domaines, des raisons bien plus pernicieuses s’expriment en son nom.

Économie, le mot est lâché !

Dans l’enseignement en Belgique, alors que l’on sait qu’un redoublement coûte cher, on demande, on exige même, la bienveillance des enseignants. Parce qu’ils en manquaient peut-être ? Non, ils manquent davantage de moyens – qu’ils espèrent toujours d’ailleurs – afin de travailler dans des conditions correctes pour le bien des étudiants dont ils ont la responsabilité. « Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »

La bienveillance dans l’enseignement se résumerait-elle à éviter à tout prix (sic) le redoublement ? Pour le bien de l’enfant ou pour le bien des finances ? Peut-on encore poser la question ? Est-ce la manière choisie pour combattre l’échec ? Tomber fait partie de la vie, se relever aussi. Que veut-on pour nos enfants ? Un parcours scolaire « bisounours » pour que la claque leur arrive en pleine figure une fois dans le monde professionnel ? Ah oui, juste, une fois dans le monde professionnel, les instances politico-éducatives ne sont plus responsables ! On peut donc s’en battre les…. Paraphrasons !

La bienveillance a bon dos : c’est la faute à cette foutue pandémie. Mais oui, bien sûr. Et avant, c’était la faute à « pas de chance » peut-être ? Aux parents qui ne s’occupent plus de leurs enfants ? Aux professeurs qui n’en touchaient pas une ? Aux enfants ? J’ironise, je « sarcasme ».

Et puis zut, « laissez faire, laissez passer, le monde va de lui-même » pourrait-on conclure. Ce monde va de lui-même, mais nous ne savons pas trop où. Quoi que…

Sur ce, je m’en vais vaquer à mes occupations professionnelles.

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