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Journaliste en RDC

De manière générale, le métier de journaliste devient de plus en plus compliqué. Au nom de la sacro-sainte immédiateté de l’information, la rapidité de publication devient même l’objectif prioritaire des rédactions quitte, en cas d’erreur ou d’omission, à s’excuser ou à tout simplement passer sous silence les flops commis. Et je ne vous parle pas d’une syntaxe devenue le cadet des soucis de bon nombre d’entre elles.

EN RDC

Il n’est pas des plus simples d’être journalistes, l’accès à l’information étant ce qu’il est. Il est en effet parfois bien difficile d’y avoir accès. De plus, une certaine méfiance s’est installée entre les médias et la population.

Métier précaire

Les raisons sont multiples : certains reporters, en effet, font passer leurs intérêts avant l’information censée être neutre, censée relater les faits tels qu’ils se sont produits.

A leur décharge et sans pour autant les excuser, les maigres salaires, voire même l’absence totale de contrat font qu’ils acceptent de l’argent de leurs sources d’informations (1) et dénaturent donc l’information qu’ils transmettent. Cela revient parfois à dire qu’ils sont plutôt des « publicitaires » payés par une marque voire même des désinformateurs ! D’autres sont même instrumentalisés par les forces politiques en présence…

Ces quelques pratiques ne donnent pas une bonne image du métier et cela se ressent fortement au sein de la population. Que n’entend-on pas des « il est à la solde de…, il a été payé pour… ».

Ventre affamé n’a point d’oreille, la main qui donne est celle qui commande : deux adages qui résument bien la situation de quelques-uns en la matière (2).

Comment dès lors distinguer le vrai du faux ? La question reste posée et ce n’est pas la tournée des réseaux sociaux qui vous y aidera.

Sur le terrain, il n’est pas toujours aisé non plus de pratiquer ce métier car les tracasseries policières, les arrestations arbitraires et la confiscation du matériel sont monnaie courante…

L’avenir

Des améliorations des conditions de travail sont promises, espérons qu’elles soient tenues.

(1) Le coupage, pratique consistant à donner de l’argent à un journaliste qui vient de vous interviewer ou qui a participé à votre activité. C’est ainsi que beaucoup de journalistes arrivent à joindre les deux bouts.

(2) Que doit faire un journaliste qui ne sait pas ce qu’il mangera le soir, qui doit payer son loyer, qui ne sait de quoi sera fait son lendemain, qui ne sait pas s’il sera payé en fin de mois ?

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