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Voyages autorisés, risques peu mesurés

Elle se trouvait en zone rouge et son souhait était de voyager dans une autre zone de couleur identique. Cette fameuse « zone rouge » dont l’origine remonte à la Première Guerre mondiale. Si la seule existence de ce zonage permet encore d’appréhender la difficulté et les enjeux de la reconstruction, ladite zone exprime maintenant des lieux pandémiques.

Pourquoi voulait-elle voyager d’une zone, considérée comme encore peu atteinte, vers une zone confirmée à haute contamination. Son voyage, non répertorié comme essentiel, n’avait pas de raison d’être selon les injonctions étatiques de son pays d’origine. Elle, elle voulait juste revoir sa famille, ses enfants. L’objet de ce changement de continent ne lui fut pas demandé. Elle a donc pu prendre congé momentanément de son lieu de travail pour les trois semaines autorisées.

Avant le départ, elle fut contrainte à un test et à une inscription sur une liste de migrants pour des questions de traçabilité. Le go pass payé, le « manger » donné – autre manière d’exprimer la dringuelle de facilitation d’accès -, elle prit place dans l’avion, masquée pour des raisons de sécurité.

Une escale eut lieu avec contrôle de température et de papiers. L’attente, déguisée, fut longue, mais atténuée par l’espoir des personnes à retrouver à son arrivée.

Sur sa terre natale, elle resta sept jours confinée sans voir personne. Un nouveau test lui fut imposé avant de pouvoir entrer dans la bulle délimitée. Elle put voir ses enfants, tour à tour, il lui fallut, en outre, une autorisation pour rendre visite à ses parents en maison de retraite, elle put aussi faire ses courses tout en rapidité avant de penser à refaire plusieurs tests, bien aléatoires, avant de rentrer là d’où elle venait.

A-t-elle été contaminée ? A-t-elle contaminé ? Tout ce que je sais, c’est qu’elle est, pendant sept jours, à nouveau confinée avant de reprendre ses activités.

D’autres voyagent aussi et encore dans des régions parfois plus sinistrées. L’Humanité est en danger et janvier sera, sans doute, à l’apogée d’une peu glorieuse pandémie.

Si les voyages forment la jeunesse, cette dernière est en danger tout comme notre santé. Tout ça pour une fin d’année à fêter !

Espérons que cela en restera là et que les statistiques du pays n’exploseront pas. Parce qu’ici, il se dit que la Covid touche essentiellement les personnes ayant les moyens de voyager à l’étranger.

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