Portraits d'Afrique

Sur les rives du Tanganyika

Tanganyika, mon amour. C’eût été un bien joli titre pour un essai, un ouvrage. Je me suis contenté d’un « sur les rives du Tanganyika » plus en adéquation avec les quelques lignes qui suivent. Cela aurait pu être également un « les femmes du Tanganyika », mais il m’aurait alors fallu les rencontrer toutes, parler avec elles de leurs vies, de leurs espoirs, de leurs envies.

Sur les rives du Tanganyika…

Le soleil a jeté son dévolu sur le lac l’adoucissant de ses rayons. Ce dernier en a rougi, lui qui, plus la journée avance, lance son écume sur les côtes, rejetant ainsi sa frustration et quelques saletés sur les hommes. Pourtant, sa nocturne bienveillance permet néanmoins à ces hommes de pêcher. Il laisse une flotte de pirogues le caresser alors que la lumière du jour ne s’est pas encore levée. Le scintillement des phares, dont elles sont majoritairement équipées, donne un spectacle de toute beauté au lever, du moins si vous êtes un lève-tôt.

Sur les rives…

Sur ses rives, les femmes et les enfants des environs s’affairent : les unes puisent de l’eau, d’autres se lavent, quelques enfants jouent. Il n’est pas rare de voir une femme avec un bidon de 25 litres d’eau sur la tête, deux autres en main, repartir vers son foyer, et ce tous les jours que dieu fait. Combien de mètres, de kilomètres parcourus de cette façon ? Il me paraît indécent de le demander, moi qui, pour de l’eau, n’ai qu’un simple geste à faire.

En bassine, ces femmes prennent aussi un peu de gravier retiré du sable aussi, histoire de le faire sécher, de le vendre pour, non pas arrondir les fins de mois, mais bien pour vivre, voire survivre. Quant aux hommes, ils ont sans doute passé la nuit sur le lac.

Le silence

Le silence fait aussi partie du décor le matin, on l’entend. Oui, on l’écoute ce silence si agréable à l’oreille, si agréable à la vue. À la vue, parce qu’il livre, tout comme le soleil qui pointe le bout de ses rayons, son apaisement au paysage et donc, par ce biais, à vos yeux.

Je n’ai que la plume, parce que je préfère ce mot à celui de clavier, pour partager avec elles, et mon café, ces rapides moments de vies. Non, je mens. Elles partagent aussi leurs #sourires lorsque vous croisez leurs regards…

#Tanganyika #Uvira #RDC

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