Etats d'âme

Un adieu, un au revoir ?

Je vais donc quitter la #RDC ; faisons contre mauvaise fortune, bon cœur : j’aurais aimé y rester parce que j’y ai rencontré l’amour et une seconde famille, parce que j’y ai rencontré des personnes riches de sagesse, d’empathie et de mérites. A celles-là, j’adresse l’espoir d’un au revoir. Aux autres, rien, nada ! C’est clair, c’est précis ! Ne soyons pas hypocrite.

Il y en a cependant deux dans le dernier lot qui méritent qu’on s’y attarde le temps d’un texte. Je ne citerai pas leurs noms, ce serait leur faire un hommage qu’ils ne méritent absolument pas. Disons que je resterai pour eux le mouton noir qui aurait pu empêcher les autres collègues de les suivre aveuglément. Non, je me reprends : je ne suis pas cireur de chaussures et encore moins lèche-bottes. Cela est plus correct !

(Version light)

Madame xxx, Monsieur xxx,

Victor Hugo, dans « Le dernier jour d’un condamné » a péroré sur le sujet, mais là n’est pas l’objet de ce dernier courriel… Libéré de toutes obligations à votre égard, j’ose, cette fois-ci, prendre la plume sans que vous ne puissiez m’intimider comme vous avez pu le faire cette année vis-à-vis d’autres collègues.

Ce courrier restera sans doute lettre morte, j’en ai pris l’habitude en vous côtoyant. Condamné le 16 décembre 2019 à la manière de Dreyfus, je n’ai pas de Zola à disposition pour me défendre. Rapidement, vous avez tenté de remplir mon cartable de mensonges, de mépris, d’irrespect – mot que vous aimez adresser aux collègues qui ont osé, après moi, dire les choses -, je n’en ai pas saisi le sens par naïveté sans doute. Dreyfus a été lavé de tout ce dont on l’accusait, sachez cependant que je n’ai pas à l’être parce que tout ce que vous avez pu dire, et surtout écrire, n’a aucune valeur. Cela aurait pu se décanter en votre défaveur dans un tribunal, mais cela aurait été un coup fatal porté à l’établissement et donc aux élèves, parce que oui, les élèves furent ma priorité. De plus, à propos de coup fatal, je pense que vous vous débrouillez très bien sans que l’on ajoute de l’huile sur le feu.

À la manière de Patrice Lumumba le 30 juin 1960, je prends donc, non pas la parole mais la plume, et ce sans autorisation de votre part. Je me souviens encore de la question de l’un d’entre vous à son sujet : qui est Patrice Lumumba ?

Chère amie, cher ami, oui, très chers, vous me permettrez cette familiarité, nous étions tout de même dans et sur le même bateau.

Pourquoi, chère amie, cher ami ? Oui, même si je le répète, ce mail risque de ne pas trouver réponse. Il aurait pu trouver écho s’il avait été adressé à un plus grand nombre, vous obligeant ainsi à y répondre, mais je n’avais pas envie de m’abaisser à un tel niveau.

J’aurais aimé connaître la vérité, ce concept tant bafoué par vos soins. La vraie, pas celle évoquée dans vos missives empruntées, puériles, voire même fallacieuses. La vraie, celle qui m’aurait permis d’avancer.

Je m’en vais commettre un manque de respect en m’adressant d’abord à vous M. xxx. Je ne sais en effet pour quelles raisons vous avez, dès votre arrivée, mis en doute mes compétences alors que les vôtres ont rapidement montré leurs limites. Avouez que cela fait plaisir à lire, non ? Même pour une recommandation d’emploi, vous m’avez ouvertement menti !

Madame xxx, comment avez-vous fait pour montrer autant de manquements également dans le rôle qui est le vôtre, autant d’irrespect vis-à-vis de l’équipe ? Je passe sur votre pseudo envie de me rencontrer qui n’était qu’une diversion de plus dans l’exercice de votre mandat. Votre arrogance a dépassé tout entendement !

À tous les deux, votre liste de course est longue et composée principalement de mensonges, copinage, moutons, brebis égarées et tricheurs. Roi et reine d’un moment, mais sachez que même couronnées certaines têtes sont tombées. Pourtant, je ne vous le souhaite pas.

Ma plume s’est en effet imprégnée de votre manque de considération, les mots qui en coulent sont dès lors le reflet de votre âme ; sombre, mesquine. Elle ne laisse certes pas indifférent, sans quoi cette lettre n’aurait pas lieu d’être. Il me fallait vous l’écrire, le dire aurait sans doute été plus violent.

Je sens le soufre monter, le sentez-vous aussi ?

Chère amie, cher ami, je vous écris vainement, je le sais et je me répète encore une fois. Le temps me donne raison. Je n’attends plus de réponse. Votre couardise, au nombre de vos autres qualités, n’en est point capable.

Chère amie, cher ami, je ne vous remercie pas des moments passés ensemble, je n’ai pas la prétention de l’hypocrisie, juste celle du sarcasme. Sachez cependant que le dossier constitué restera sous clé pour l’instant. Le temps me dira quoi en faire.

Je ne vous salue donc pas ! Version complète sur simple demande !!!

Catégories :Etats d'âme, Politi(comi)ques ou pas, RDC

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