Portraits d'Afrique

Récit de voyage (1) : n’est pas Bougainville qui veut !

22 août 2020

Ce n’est pas à proprement parler un voyage organisé. Ne pensez cependant pas qu’il soit désorganisé. C’est une décision murie par une volonté d’arriver à bon port et à temps. Partir à l’aventure en sachant que c’est possible. Nous sommes au Congo après tout, « all is possible ».

Lubumbashi – Kalémie – Uvira – Bujumbura : rien d’exceptionnel. Avion, bateau, voiture et…aléas. N’est-ce pas dans ce dernier mot que l’on trouve le plaisir des voyages ? Ce samedi fut une journée de paperasseries et de rapides au revoir. Rapides parce qu’il n’y avait pas grand monde à saluer (sic) !

23 août 2020

C’est en Bombardier que nous nous sommes envolés non sans avoir offert le « café » à un membre de la DGM (Service d’immigration et de naturalisation de la #RDC) trop zélé. Coût de l’opération 50 $. Ce pays mérite mieux que les corrupteurs, mérite mieux que les corruptibles aussi. Un vol à hélices sans malice et sans encombre.  Sur le tarmac de Kalémie, les étrangers sont pris en charge par la DGM – mince encore eux –. Alors que l’aéroport grouille de monde, un défunt étant en effet réacheminé sur sa terre natale par avion, nous sommes en stand-by dans le bureau d’un commissaire me signalant que l’amende pour un visa expiré pourrait se monter à 27.000 $, ni plus ni moins ! Il me confisque dès lors mon passeport en me lançant un « nous sommes avant tout des humains » me laissant douter de sa devise, écrite sur sa carte de visite, et libellée comme telle : courtoisie, fermeté et honnêteté ! Je suis donc bon pour aller visiter les locaux de la DGM près du port le lendemain. Pourtant la Covid-19 est la seule responsable de ce souci de visa (bon l’école française de Lubumbashi un peu aussi, il est vrai).

Côté « belle aventure », nous savourons le plaisir de manger au bord du lac #Tanganyika au son des vagues et sous les caresses du vent. Je n’ai pas été jusqu’à pêcher le poisson englouti mais c’est comme tel.

24 août 2020

Il est 5 h, Kalémie s’éveille. Quant à Paris, elle se fait discrète pour une raison « teutone » m’a-t-on dit. Je profite de l’instant pour remercier quelques autorités lushoises pour mon souci de visa qui s’est en effet réglé sans trop de dommages et sans intérêt non plus : 185 $.

On a profité de la journée à la plage, on a échangé avec quelques personnes et on attend sagement les informations quant à la suite de notre périple. Le temps s’écoule différemment en Afrique, je l’ai déjà dit à maintes reprises.

Il se dit que le plaisir de voyager, c’est d’aller. Ce n’est pas faux. Cependant, arriver nous procurera autant de satisfaction. #comprennezmonemotion, les Congolais savent pourquoi !

La suite, c’est pour bientôt !

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