Etats d'âme

Une histoire de légalisation

Je me suis mis dans la peau (sic) d’une esthéticienne afin de rendre plus acceptable, voire plus poétique ces moments de solitude, voire d’incompréhensions administratives. #comprennequipourra ou qui voudra comprendre.

Courir

« Cours Fabrice, cours… ». Je me suis vite épuisé,  n’est pas Forrest qui veut !  5 mois pendant lesquels j’ai couru pour remettre un dossier que je pensais être complet. Tu te maries en #RDC, mais ce n’est pas pour autant que ce mariage sera reconnu par la Belgique !  Pardi, il y a tant de mariages blancs (re-sic). J’y ai pourtant mis un peu de couleur pourtant…

Comme sœur Anne ne voyant rien venir, j’ai sonné alors du cor, histoire d’avertir le seigneur des lieux que je ne voyais rien venir. Le crieur téléphonique du roi me fit alors comprendre que quelques parchemins manquaient. Diantre, le messager électronique avait encore montré toutes ses failles.

Je pris alors mon destrier pour me rendre auprès des administrations congolaises qui, sans aucun souci, apposèrent les sceaux officiels sur les copies déjà légalisées par d’autres services, eux aussi congolais.

De retour auprès de sa seigneurie, je pus alors m’entendre dire que tout était en ordre et que la légalisation allait, sous peu, voir le jour. J’ai donc commencé à dépoussiérer ma couronne ainsi que celle de mon épouse : nous allions pouvoir nous présenter comme étant dignes représentants du roi partout dans le monde !

Virus ?

C’était sans compter sur ce satané virus, connu de tous, qui, on ne sait pas très bien comment, s’était introduit dans l’informatique et, probablement, dans les compétences du chef-lieu de la place. Il fallut donc, encore une fois, battre le rappel, rappeler que les serfs avaient maintenant autant de droits que les bourgeois.

Ô surprise, n’ayant pas remis tous les documents congolais nécessaires – ah bon ? -, il m’a alors été dit que l’on pouvait légaliser l’affaire, mais avec des mentions. Je n’aurais pas respecté les lois congolaises, lois qui pourtant m’ont permis de te marier…

C’est alors que la moutarde m’est montée au nez, mais, diplomate, j’ai eu l’intelligence de garder la patate chaude pour moi pensant qu’il était inutile de se « fritter » avec l’administration du royaume ! Étant Belge, patate et frites manquaient en effet cruellement de mayonnaise, la sauce n’ayant pas pris.

Bah, on me dira sans doute que la Covid-19 est responsable des tracasseries. Il a bon dos ce virus !

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