Le péripatéticien et la péripatéticienne

Je me suis vu interpelé par une connaissance à propos de ma profession en étant comparé à Socrate le péripatéticien. Quel honneur #Socrate ayant été un grand homme. Moi et mon mètre 82, mètre 80 selon les dernières estimations, n’en sommes pas encore à ce niveau. Ahhh l’égo !

Dans la série #etaletaculture ou #etaletaconfiture, je me suis donc penché sur la question du péripatéticien.

Ce dernier a pris l’habitude de se promener en réfléchissant à haute voix avec ses compagnons. Aristote et ses disciples, par exemple, ne cessaient de déambuler en échangeant sur différents sujets toutes personnes rencontrées. Nous étions au début de la « Sagesse ». ‘fin, le « je sais que je ne sais rien » me fait douter maintenant et je ne peux pas même faire appel à un ami : Socrate, Platon, Aristote, où êtes-vous ?

De Socrate, la Pythie de Delphes aurait dit qu’il était le plus sage des hommes. Il enseignait dans la rue, dans les gymnases, les stades, les échoppes, au gré des rencontres. « Dialoguant avec tous, en cherchant à les rendre plus sages par la connaissance de leur ignorance. » Bon là j’avoue avoir essayé, mais force est de constater que certains mous du bulbe ne m’ont toujours pas compris !

Le masculin entraînant le féminin, il a fallu alors ajouter deux N et un e au premier pour qu’elle puisse aussi déambuler dans la rue. Là où comparaison n’est pas raison, c’est que la péripatéticienne déambule aussi en vue d’échanger, mais pour d’autres services !

Pourquoi ce glissement de l’aura (don de connaissance) à l’ombre (don de son corps) ?

« L’adjectif péripatéticien a été importé par le jargon étudiant pour désigner ce qui se fait en marchant. Substantivé, par parenté de signification avec l’expression faire le trottoir, le terme a fini par désigner les prostituées. » dixit Coline Ferrant.

Le péripatétisme a donc deux connotations, l’une flatteuse, l’autre pas. Encore un problème de genre !

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