Etats d'âme

La jeunesse congolaise, chair à canon ?

#Jeunes, parfois encore insouciants, ils considèrent encore que tout ce qui est vrai correspond à la réalité, que tout ce que leurs mentors leur disent est vrai.

Pourtant la #vérité n’est point la même chose que la réalité; un faux billet n’est-il pas aussi réel qu’un vrai ? Question de choix des mots, me direz-vous. Quand il ne s’agit pas d’un choix voulu de maux !

Non, la vérité réside dans le #jugement…, elle passe par le discours et donc implique des mots, mais le discours peut tromper par une démonstration rigoureuse, l’art de la rhétorique, l’art de bien parler…

Cet art est manié avec bonheur par quelques édiles, quel que soit leur domaine de prédilection. On envoie ses troupes au #front, ses jeunes qui n’aspirent qu’en des jours meilleurs et à qui on fait croire un tas de balivernes, aidés en ce sens par quelques billets savamment distribués.

La #riposte, elle, n’en a cure : elle frappe, tire, tue laissant sur le carreau victimes, familles éplorées. L’organisateur en fera des #martyrs pour quelques jours, osant dénoncer les violences qu’il savait pourtant être la résultante de la manifestation. Quelques billets serviront à une mise en terre des enfants chéris, perdus par leurs familles. On brandira le drapeau de l’intolérable, se servant ainsi des cadavres des brebis qu’on aura volontairement envoyées à l’abattoir.

Pourquoi ne voyons-nous pas ces leaders en tête des manifestations qu’ils organisent malgré les interdictions ? Pourquoi mettre la jeunesse, l’avenir du pays en première ligne ? J’ai déjà donné mon avis. J’aimerais me tromper.

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