Etats d'âme

Racisme, une question d’éducation permanente

Réflexion personnelle, elle n’engage donc que moi. Autant le dire avant, évitant ainsi, peut-être des commentaires stupides, non constructifs. A vous lire.

Du passé au présent

Si notre passé est considéré comme l’ère de « l’entre-soi », nous devons lui laisser que le questionnement sur l’altérité était déjà perçu dans quelques œuvres littéraires : quels sont les #rapports qu’entretiennent les individus entre eux, c’est la question qui se pose encore aujourd’hui.

La #rencontre avec l’Autre – tout comme les questionnements et les conflits qu’elle génère chez les individus – peut, pour de nombreuses raisons, être perçue de différentes manières malgré une #société de plus en plus multiculturelle et des contacts entre les hommes de plus en plus aisés, facilités. La rencontre avec l’Autre ne relève plus de l’exception, mais du quotidien.

Ce #rapprochement, devenu commun, de par sa définition, aurait dû « unir » hommes, femmes, enfants davantage. Le #constat est pourtant amer. Dès qu’il se sent quelque peu menacé, l’homme redevient prédateur, ennemi de l’autre, voire supérieur à l’autre. Les derniers relents de #racisme en sont une preuve indéniable. On parle de statues remémorant un douloureux passé ? Le racisme entre en scène. On parle de minorité ? Le racisme entre en scène. On parle de l’Afrique ? Le racisme entre en scène. Nous sommes dans une mauvaise pièce avec de piètres acteurs, actrices. Et nous avons beau ressasser qu’il n’existe qu’une seule race (l’homo sapiens sapiens défini par le paléontologue Yves Coppens), rien n’y fait.

On ne nait pas raciste, on le devient

#Montaigne aimait à dire que « chacun appelle #barbarie ce qui n’est pas de son usage » laissant à penser que la vision que nous avons de l’Autre nous aveugle quant à nos propres défauts. Montaigne, c’est le XVI° siècle, nous sommes au XXI° ! Depuis, l’eau a coulé sous les ponts, mais sommes-nous prêts à reconnaître nos erreurs, notre imperfection, notre méconnaissance de certaines choses de la vie ? À la lueur de ce qui s’écrit sur les réseaux sociaux, ma réponse est un non catégorique !

On ne nait pas raciste, on le devient, influencé par ce qui vous entoure disait – et dit encore – Zelda La Grange, ancienne assistante de Nelson #Mandela. Lilian Thuram, ancien footballeur, reprend d’ailleurs cette mythique et ô combien véridique phrase en lançant sa fondation contre le racisme : « on ne nait pas raciste, on le devient, c’est un conditionnement qu’on reçoit et qui détermine une façon de penser le monde. Voilà pourquoi c’est compliqué ».

Martin Luther King, lui, nous conseillait d’apprendre, « apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots ». Bien d’autres encore en ont parlé bien mieux que je ne pourrais le faire.

Education

Si on devient raciste, cela signifie que cela s’apprend. Noumane Rahouti, docteur en psycholinguistique et sociologie de l’éducation, nous dit d’ailleurs que « le racisme se construit socialement et peut donc être déconstruit socialement ». Sans rentrer dans maints détails, je prône alors une véritable #collaboration entre les parents et les enseignants par une participation active au sein même des établissements scolaires. Il est vain de croire, et cela n’engage que moi, qu’un enfant ne deviendra pas raciste si seuls ses enseignants lui apprennent la tolérance et le respect.

En attendant

En attendant, alors que nous sommes au XXI° siècle, je vois l’#Humain manquer d’eau, de nourriture, de soins… Je vois l’Humain se battre contre l’Humain, contre lui-même. Je vois l’Humain mourir de l’Humain. Je vois l’Humain souffrir dans son âme, dans sa chair. Je vois l’Humain manquer d’Humanité.

Je vois aussi l’Humain croire en un monde meilleur. Je vois l’Humain aider l’Humain. Je vois l’Humain se soucier de l’Humain. Je vois l’Humain dans tout ce qu’il y a de bon en lui.

Je vois l’Homo sapiens sapiens, une et une seule race, un seul sang. Je vois l’Humain pleurer, sourire, rire, tendre la main. Je vois l’Humain… humain.

Nous ne sommes qu’un avec nos envies, nos difficultés, nos malheurs, nos bonheurs. Nous sommes nés bons, vierges de tout… Nous ne sommes que des grains de sable, mais nous ne faisons qu’UN. L’unité, n’est-ce pas dans ce concept que la solution se trouve ?

Le débat est ouvert !

Fabrice Salembier

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