Portraits d'Afrique

Christian Gombo TOMOKWABINI, le livre dans la peau

Gombo TOMOKWABINI Christian, est né à #Kinshasa, un 8 juillet d’une famille de 9 enfants. Économiste de formation, il est l’assistant de la présidente du CALM asbl et représentant des éditions Nzoi en RDC. Et ce n’est pas tout puisqu’il est aussi lecteur et correcteur pour plusieurs éditeurs de la place. Marié, père d’un enfant, il est passionné de jeux vidéos, de scrabble, baby-foot, jeu  de chimie dans lesquels il excelle.

Parlez-nous de vous et de votre parcours

GT – J’étais promis à un grand avenir dans le cycle normal de la vie, bon élément à l’université, quelques distinctions par ci par là. Cela m’a permis très tôt d’être sous les projecteurs. #Économiste rural de formation, un domaine qui me convenait, mais dont je n’ai jamais rêvé, j’ai travaillé dans une banque de la place et, sur un coup de tête, j’ai tout abandonné pour vivre ma passion : le #livre. Il y a eu des hauts et des bas, mais, Dieu merci, les choses vont de mieux en mieux et les perspectives d’avenir sont plus que rassurantes, car au fil du temps notre travail, qui jadis ne ressemblait à rien, commence à porter des fruits. En clair, après une brève carrière d’assistant à l’Université, j’ai oeuvré plusieurs années dans deux banques commerciales avant de décider de tout arrêter pour vivre du livre et de livres.

Et depuis voici mes publications : Les fables de Christian Gombo illustrées par Crebix Mozalisi (NZOI); Bolingo eza n’a bozoba (MABIKI), Maladies textuellement transmissibles (Hans-Kelsen), Les on-dit qui traduisent nos vies (EDILIVRE).

L’écriture, pour vous c’est ?

GT – Pour moi, écrire, c’est un acte de création. Quand c’est beau, cela pousse beaucoup à la  jouissance, c’est merveilleux, car ça fait plaisir de voir dans les yeux des autres que notre écriture est une utilité.

On parle de vous comme libraire ambulatoire, pouvez-vous nous en dire davantage ?

GT – Je suis l’assistant de la présidente de l’asbl CALM,(Café Littéraire de Missy), Mme Missy Bangala. À ce titre, je gère toute la distribution et diffusion de livres qui passent via notre asbl. Notre café littéraire est itinérant et donc chaque café littéraire offre des perspectives de vente de livres et de nouvelles rencontres. À côté de cela, je suis le représentant des éditions Nzoi à Kinshasa en étant auteur de ladite maison tout en étant diffuseur et distributeur de tous les livres Nzoi en RDC, une tâche immense que je réalise avec le concours du CALM asbl. Au-delà de nos cafés littéraires, nous vendons dans toutes les activités culturelles majeures du pays (La grande rentrée de Kinshasa, La fête du livre, Felibi, etc. Ce modèle de marketing dynamique a fait ses preuves et nous le développons chaque jour, cela pour le plus grand bonheur de la littérature congolaise.

Il se dit que la lecture est le parent pauvre de la société congolaise, êtes-vous d’accord ?

GT – Je ne suis pas d’accord avec ce genre de propos qui véhiculent souvent du mépris sous forme voilée. Je ne parlerai pas pour les autres, je parle d’abord pour moi. Qui aurait pensé qu’en écrivant mon recueil de #fables que plus de 300 exemplaires allaient être écoulés en près de quelques mois ? À côté de cela, à Kinshasa, vous rencontrez bien « le livre » : libraires, bouquinistes, vendeurs ambulants… Si ces personnes existent et ont une expérience dans le secteur de la vente du livre, c’est que les gens s’intéressent aux livres et en achètent. La demande est bien présente, ce qui manque ce sont les moyens d’adapter la vente du livre au marché local.

Si vous deviez changer une chose dans votre #vie, quelle serait-elle ?

GT – Rien. Toute ma vie fait de moi ce que je suis : mes erreurs, mes forces ont forgé mon caractère et chaque jour qui passe reste un jour que je ne regrette pas parce que je fais de mon mieux pour bien vivre avec mon monde et le monde…

Quelques conseils de #lecture peut-être ?

GT – Tout petit, on a coincé mon esprit à ne lire que les œuvres supposées extraordinaires, parce que sans doute importées. Aujourd’hui j’apprends à découvrir ce que les Africains écrivent et ont écrit. Je me donne les moyens de cette politique, ce que je recommande à tous les Africains.

FS – Et à tous les amoureux du livre ai-je envie d’ajouter…

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