Portraits d'Afrique

Fidèle BWIRHONDE, journaliste

Qui ne l’a pas vu à #Lubumbashi questionner, observer, écrire un mot, une phrase, parfois même enregistrer…

Fidèle Bwirhonde est né à Kabare, dans le Sud-Kivu (à l’Est de la RDC). Il est issu d’une famille de quatre enfants. Pour des raisons diverses, il ne fera pas l’école maternelle. Et c’est avec un an de retard qu’il entame ses études primaires. Ses études supérieures, il les a faites à Lubumbashi où il a obtenu un diplôme de licence (Bac+5) en Sciences de l’Information et de la Communication. Il a choisi le journalisme comme orientation. Et c’est dans ce domaine qu’il tracera sa première réelle expérience professionnelle.

Aujourd’hui, Fidèle Bwirhonde est père d’une #fille à qui il espère transmettre le sens de la vie. Il est, en effet, convaincu qu’il ne sert à rien de vivre si on ne vit pour les autres et tenter de donner de la joie ou de l’espoir en tout temps. C’est cela, « vivre et faire vivre », selon lui. Le vivre-ensemble est une force à promouvoir, enseigne-t-il.

FS – Le journalisme, un métier à risques en RDC ?

FB – Le #journalisme, ma profession, est réellement un métier à risques, mais pas qu’en RDC. Ce sont les contextes et les spécificités qui diffèrent entre pays où régions du globe. C’est pourtant, pour moi, une vie à part entière, rythmée par des chasses, menaces, attaques ou meurtres. Mais c’est aussi ce contexte qui en fait une profession spéciale, c’est une armée. Les vies au service desquelles je suis, valent plus que ma seule vie. Et au nom de la vérité, je ne lésine pas sur quoi que ce soit. Sinon, je me sentirais coupable ! Quant à la liberté de la presse, elle ne s’offre nulle part et à personne. Elle résulte d’une lutte continue. Malheureusement, elle reste encore une réalité dont la jouissance est inconnue dans plusieurs pays, au 21e siècle.

FS – Un rêve ?

FB – J’ai plusieurs rêves et mon premier n’a pas de rapport avec ma #profession. C’est de voir un jour les humains se regarder comme des frères, peu importe leurs appartenances et convictions. Ce jour où l’humanité sera réellement une famille et où tous, nous serons d’accord sur le fait que nos différences sont une force pour la paix.

FS – Un conseil à donner à celles et ceux qui veulent se lancer dans cette profession ?

FB – À ceux qui veulent se lancer en journalisme, je ne sais quoi dire. Je déteste me présenter en donneur de leçons. Je peux simplement leur demander de choisir avec le #coeur et d’agir avec la tête. Bien mûrir le choix, être sûr des objectifs et des attentes, se connaître réellement par rapport aux exigences de cette profession, etc. Je pense que tout monde peut y trouver sa partition à jouer. Le journalisme est tellement grand, large et profond. On ne s’y lance pas sans évaluer ses différents aspects ou sans considérer les réalités de son pays. Et avoir le goût du service désintéressé.

Laisser un commentaire