Dimanche 29 mars 2020 – Mon confinement (7) « Il faut vivre ! »

Triste nouvelle hier, la sœur de mon papa est décédée. Elle n’était pas que la moitié de mon oncle, elle était son autre. Condoléances. Quand la mort vous touche, le reste vous est bien indifférent. On dit que lorsqu’une personne s’en va, une autre arrive…

231 Belges (et autres ?) ont trouvé place dans l’avion spécialement affrété pour les… Belges le 27 mars à #Kinshasa. « On leur souhaite bien du plaisir au pays » est la première réflexion qui m’est venue à l’esprit – que j’ai encore clair pour l’instant – à la lecture de l’information. Ils ont leurs propres raisons, j’ai la mienne même si cette raison a le parfum de passion.

Imbroglio kinois en matière de confinement, semble-t-il, selon les infos. Que tout est compliqué en ce bas monde. Samedi, tôt le matin, quelques tirs et une manifestation des indépendantistes ont émaillé un sommeil déjà bien léger. Là aussi le bilan est lourd.

C’est aussi un moment pour réfléchir à ce que je vais demander à mes élèves de faire dans les prochains jours : dissertations, commentaires, recherche philosophique… J’ai du mal à me poser sur ce qui m’apparaît tellement superflu en ces moments. Que dire alors des sentiments qu’eux ont en pareilles circonstances ? Les plus jeunes ont réussi l’exercice, j’en suis extrêmement fier. C’est aussi pour cela que je fais ce métier.

Le temps bat la mesure, les hommes, eux, ont des difficultés à la suivre…

C’est dimanche, le jour de l’apéro entre amis, le moment où on refait le monde à coups de grandes envolées, de slogans soixante-huitards, de pavés dans la mare et de… Mince, le confinement. Il me faut supprimer quelque chose dans l’organisation de ce moment convivial. Pas le choix. Allez zou, on vire les amis. Je referai le monde seul en échangeant avec mon petit verre de vin blanc.

À demain

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