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Rencontre avec In Koli Jean Bofane

C’est dans le cadre d’une activité mise en place par l’Université de #Lubumbashi (Faculté des Lettres et Sciences humaines) que j’ai pu écouter et rencontrer l’auteur devant un public nombreux, étudiant. e. s, parents, enseignants, autorités, acquis à la cause congolaise.

In Koli Jean Bofane est un écrivain congolais arrivé en Belgique en 1960 pendant les troubles de l’indépendance. Après des aller-retour entre le Congo et l’Europe, quelques péripéties et des études en publicité et communication, il rentre au Zaïre en 1983.

Dans la publicité.

Il exerce dans la publicité (Factuel-Média) qui émerge à ce moment-là à Kinshasa, jusqu’au moment où le Maréchal Mobutu met en place un processus démocratique en 1991, ce qui lui permet de créer une maison d’édition (Publications de l’Exocet).
Les pillages de 1991 et 1993 ainsi que la répression dans le milieu de la presse et de l’édition compliquent les choses et Bofane quitte le Zaïre en juin 1993 pour rejoindre ses enfants qu’il avait fait fuir lors des pillages de septembre 1991. Il sera suivi de son épouse qui, elle, privée de visa, devra parcourir un itinéraire compliqué.

Mobutu n’est plus le roi.

Arrivé en Belgique, il se lance dans la littérature en publiant aux éditions Gallimard « Pourquoi le lion n’est plus le roi des animaux » en 1996, une parabole sur la dictature qui annonce, un mois avant l’arrivée de Laurent-Désiré Kabila, la fin du régime de Mobutu. Il obtient le Prix de la Critique de la Communauté française de Belgique. Le livre est publié dans une demi-douzaine de pays.

Allier les mathématiques et la littérature.

Un second ouvrage est publié en 2000, intitulé, « Bibi et les canards » qui parle de migration. Son roman « Mathématiques congolaises » est paru aux éditions Actes Sud en 2008. Il lui vaudra le prix littéraire de la SCAM en 2009 ainsi que le grand prix littéraire d’Afrique noire la même année.

Il dit d’ailleurs que la manipulation, il la connaît bien puisque ce fut son métier, faisant allusion à la publicité.

Le grand prix du roman métis 2014 lui a été remis pour « Congo Inc. », paru chez Actes Sud, ainsi que le Prix des cinq continents de la Francophonie 2015.

L’homme reste persuadé que la littérature sauvera le Congo, c’est tout le « mal » qu’on puisse souhaiter à cet immense pays !

Petite anecdote sur les origines de son envie de lire, puis d’écrire.

On habitait Gemana, dans le nord-ouest du Congo, un endroit où il n’y avait pas beaucoup de livres. Mais mon beau-père, un planteur de café, avait une bibliothèque importante : Faulkner, Balzac, Stendhal, Steinbeck, etc. J’avais dix ans et il y avait un livre qui m’attirait particulièrement c’était “Nana” d’Émile Zola. Nana c’est un prénom congolais et Zola en kikongo, une des langues de mon pays, ça veut dire “amour”. J’étais sûr qu’Émile Zola était un Congolais. Évidemment, après une page ou deux, je me suis aperçu que je subissais une arnaque terrible. L’histoire se passait à Paris. Zola n’était pas du tout un auteur congolais…

Principales sources : In Babelio https://www.babelio.com/auteur/In-Koli-Jean-Bofane/118418

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