RDC

J’ai sauté sur Kolwezi (sic)

Préambule

1978, j’avais 13 ans… Un peu tôt pour comprendre les tristes moments de l’époque. Paraphraser l’histoire, c’est sans doute la relativiser, parfois en sourire mais jamais s’en moquer, du moins dans mon chef. Il y a des choses qu’on ne peut oublier, qu’on ne doit pas oublier.

De Lubumbashi à Kolwezi

Un départ tip-top à 12 h, l’une des priorités de la société Mulykap est déjà respectée. Les deux autres le sont sur le parcours ; sécurité et confort. Nous mettrons un peu plus de 4h30 pour rejoindre la ville minière.

Arrivée à Kolwezi

L’entrée de la ville me laisse quelque peu sur ma faim… J’en saurai davantage demain. L’heure est à se trouver un logement. À la sortie du car, un taximan m’interpelle ; bonne bouille. Il m’informe des différents hôtels du coin, cela confirme mes recherches sur le web. Je décide de me rendre au Kampi ya Boma. Je me retrouve dans un petit chalet avec le confort espéré… 120 dollars la nuit tout de même, petit-déjeuner compris, wi-fi aussi.

Le cadre est agréable, le restaurant aussi. Une fois n’est pas coutume, ce sera un steak champignon, on ne se refait pas. Ma collègue se jette sur un demi-poulet frit à la façon KFC. La nuit tombe, la visite des lieux, ce sera pour demain. Ô surprise le lendemain matin alors que nous nous rendons au restaurant : une chambre réservée à 120 dollars donne droit à un seul petit-déjeuner.  À la réception, il m’est signalé qu’on aurait dû nous informer à notre arrivée que le montant à payer pour la même chambre occupée par 2 personnes n’était pas à 120 dollars mais bien à 150 dollars. Pour faire simple, une omelette, un café et de la charcuterie coûtent 30 dollars ! Une interprétation, vous l’aurez compris mais franchement… Le pire dans tout cela, c’est que c’est à moi que l’on a proposé la gratuité alors que la chambre était au nom de ma collègue congolaise. Discrimination avez-vous dit ?

Ce genre de pratiques m’irrite au plus haut point, le client étant juste bon à dégainer le portefeuille.  Nous décidons dès lors de nous faire rembourser une nuitée et de changer d’établissement. En conclusion, le KAMPI ya BOMA n’est pas un endroit que je recommande. C’est, bien entendu, un avis personnel.

Du Kampi Ya Boma à l’Antoine Bel hôtel

Changement radical de cadre, nous sommes dans le quartier industriel près du centre-ville. Pour le même prix mais avec deux petits… – je me répète -, nous sommes agréablement accueillis par Jina Nguvu et Jospin Tshiyaz ; l’un à l’accueil, l’autre au restaurant. Un petit hôtel de 18 chambres qui, pour les uns ne paient pas de mine mais qui, pour les autres dont je fais partie, revêt une chaleur humaine à souligner. Sauf contre-ordre, nous y resterons.

Traversée de la gare

Les badauds la traversent pour se rendre en ville, pour aller à l’église. Moi, pas de bol – et on se demande pourquoi -, je me fais arrêter. On me stipule qu’il est interdit de prendre des photos sans autorisation en me montrant un document officiel concernant l’interdiction de …passage. Une seconde interpellation me conduira au responsable de la gare qui me laissera partir après maintes palabres dont je ris encore en écrivant ces quelques lignes. Pour finir, je prendrai quand même des clichés moyennant quelques billets. Tout ça pour en arriver à ce que je pressentais dès le départ…

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