Benin

Il y avait dans ce seul mot partir un avenir plein de promesses…

Mon esprit s’est retrouvé cloisonné, enfermé, grillagé même. Mes rêves s’y sentaient à l’étroit. Tempêtes, feu y régnaient en roi mais ma fragilité du moment m’empêchait d’agir, de changer. Un naufrage a même vu le jour. On nous dit qu’il faut parfois se perdre pour mieux se retrouver, je suis en cohérence avec ces propos que j’énonçais déjà à une certaine époque et que je cite encore actuellement.

Tempêtes et réflexions

A des moments perdus, j’éprouve encore le besoin de me poser. Me poser et réfléchir. Parfois à la condition humaine, parfois à un fait marquant de la journée, parfois à un mot qui me vient. La tête alors se remplit d’un tas d’ingrédients et il m’est alors nécessaire de coucher le tout sur le papier en espérant y voir plus clair.

Ce jour, le mot partir m’est revenu à maintes reprises sans trop savoir pourquoi. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas sauf si l’appel au psy se fait sentir. De psy, je n’ai nul besoin, du moins pas à ma connaissance. De toute façon, j’aime à croire que tout n’est pas explicable. Etrange sensation éprouvée alors que je suis – déjà – parti. Il y a quelques années déjà. Là-bas.

Partir, ce n’est pas renoncer. Ce ne l’était pas quand je l’ai « osé ».

« Partir, c’est mourir un peu. Ecrire, c’est vivre davantage » nous dit le philosophe André Comte-Sponville. Au XIX° siècle, Alphonse Allais écrivait, quant à lui, l’aphorisme « Partir c’est mourir un peu mais mourir c’est partir beaucoup ». Edmond Harancourt, poète, nous a laissé « Rondel de l’Adieu » dans lequel il écrit « Partir, c’est mourir un peu, c’est mourir à ce qu’on aime… ».

Partir pour un bien, par nécessité, pour un mal… Partir, c’est s’éloigner de personnes, de choses connues. Partir, c’est quitter un (in)confort, c’est aussi une prise de risque, une libération, une obligation,… C’est tout un tas de choses pour un tas de raisons aussi différentes soient-elles.

Pour ma part, j’aime à paraphraser un extrait de l’œuvre de Rodolphe Girard, « Marie Calumet » : « il y avait dans ce seul mot partir un avenir plein de promesses… »

Cœur et courage

Je vous le disais quelques lignes plus haut, je suis parti. Avec du cœur, du courage et un brin de folie ou de foi, je ne sais plus trop, j’ai franchi le Rubicon. Je suis donc parti là-bas parce que, oui, tout est possible – encore – à mon âge. Je suis – devenu – comme ça, je suis parti mais sachez que rien ne m’éloigne jamais de ceux que j’aime, de ce que je suis.

Tant de bonheur à vivre encore.

Si mon regard se perd encore et toujours à certains moments, j’essaie alors de rendre aux gens des couleurs qu’ils n’ont pas toujours eues, de ramener de la douceur, un peu, à celles et ceux qui l’ont perdue. Croyez-moi, ce n’est pas si difficile. Juste un mot, un rien pour qu’ils soient bien.

Vous verrez alors poindre un moment, si futile soit-il, d’apaisement.  

Je partirai encore sans doute davantage dans des rêves à n’en plus finir mais je garderai toujours ouverte ma maison, ouverts mes bras. Mais surtout, mon sourire d’enfant pour moi, pour eux, pour vous, à l’infini.

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