Etats d'âme

Philo et Sophie

Un peu de philo en vrac

Rousseau a toujours défendu l’idée que l’homme nait bon et que c’est la société qui le corrompt tandis que Hobbes (l’homme est un loup pour l’homme) tend à dire que l’homme est naturellement agressif et dominateur de par les conditions difficiles imposées par la vie à l’état de nature. Certaines études démontrent qu’un enfant privé très tôt de culture, d’éducation n’accède pas à l’humanité et reste un « moindre animal ». Sarte, quant à lui, dit qu’il n’y a pas de nature humaine, rien ne prédestine un homme à être tel ou tel, il est juste le résultat de ce qu’il fait, de ce qu’il veut être…c’est en quelque sorte sa liberté.

L’homme est donc un homme en puissance, il nait avec un potentiel qu’il ne peut actualiser seul ; il a donc besoin des autres afin de disposer des outils qui lui permettront d’affronter sa vie. Seuls ses instincts et besoins sont naturels et le rattachent à l’animalité (boire et manger). Le danger est aussi de tomber dans l’ethnocentrisme, l’attitude consistant à prendre sa propre culture (et donc aussi religieuse) comme critère de comparaison. En parallèle, le relativisme culturel est lui une preuve d’ouverture et de tolérance à l’égard de différentes cultures mais le devoir de jugement et de condamnation de certains aspects de cultures doit cependant persister…

La liberté de s’exprimer est un fait mais elle manque cruellement, depuis quelques temps déjà, d’esprit critique (l’un des outils à développer en son rapport avec les autres). Tout, et donc aussi n’importe quoi, est souvent écrit ou gobé par manque de recul, d’éducation, de connaissance et l’absence de « sagesse » au nom de la nouvelle formule appelée l’ascenseur émotionnel.

Bises au chat

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