Etats d'âme

Tout est relatif, mon cher… Message aux parents

C’est en (se) saignant qu’on devient …enseignant, pardi ! Plus de 30 ans en y laissant quelques dents ? Diantre, que nenni… Quand l’envie disparaissait, de boulot je changeais, histoire de ne pas sombrer – et faire sombrer celles et ceux dont j’avais la charge -.

L’enseignement… Le plus beau métier du monde ? Assurément mais le plus dangereux aussi et je ne vous parle pas de pénibilité, je vous parle de ce que nous sommes capables de mettre dans la tête des jeunes…

Former des femmes et des hommes debout capables de penser par eux-mêmes et de travailler en équipe. Je m’en tiens à cette tâche si ardue soit-elle. Programmes, évaluations, oui mais…

Osez, osons à la manière de rosa, rosae …Tout en déclinaison !

Si je dis très ou trop souvent aux élèves d’oser, c’est parce que c’est en osant qu’on échange, qu’on évolue. Il est cependant, du moins dans mon chef, qu’une coopération intelligente s’organise entre vous, parents, et moi, enseignant.

Pour aider un élève, il est plus important de lui apprendre jusqu’où ses efforts le conduisent que de lui indiquer la place qu’il occupe par rapport aux autres dans la course au savoir.

C’est en cela que je voudrais attirer votre attention sur la relativité d’une note, des points obtenus à une évaluation; les points d’un jour ne sont pas ceux du lendemain, un tas de paramètres entrent en ligne de compte qu’ils soient internes à l’apprentissage ou externes.

Dans beaucoup d’esprits, la note induit le classement, la compétition, l’élitisme et le ressenti qu’elle donne à l’enfant peut être violent … Quels sont ceux d’entre vous qui n’ont jamais demandé à leur enfant, lorsqu’il annonçait sa note, quelle était celle la plus basse et quelle était la plus haute ? Quels sont ceux d’entre vous qui « imposez » un seuil de réussite à votre enfant ? Nous voulons un 16/20 sinon… Un 16 aujourd’hui est peut-être un 12 ou un 14 demain, un 16 chez tel enseignant vaut peut-être un 13 chez un autre… j’en reviens alors à la relativité de la note même si elle est nécessaire. Utilisons-là davantage comme repère et non comme sanction.

Ces questions, ces souhaits, même si on peut les considérer comme légitimes, mettent une pression inutile sur votre enfant qui n’a pas besoin de cela pour évoluer et c’est pourquoi je réitère le vœu d’une coopération intelligente entre nous. « Osez » également !

Ma modeste conclusion est donc de cet ordre : laissez votre enfant apprendre avant de lui demander des comptes. Ensemble, aidons-le à grandir, à évoluer. C’est pour cela que j’ai choisi ce métier…

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