Benin

Concours d’écriture de la Banque mondiale

La banque mondiale vient de lancer un concours d’écriture (Octobre 2018)

Conditions d’admission: Être ressortissant d’un pays d’Afrique subsaharienne, y résider actuellement et avoir entre 18 et 28 ans. Pour participer au concours, soumettez votre billet/blog de 500 mots maximum avant le 30 novembre 2018.

Plus d’infos (notamment au niveau des inscriptions) via le lien http://www.banquemondiale.org/fr/events/2018/10/17/africa-blog4dev-youth-digital-economy-future-of-work#2

Je vais encore me faire des ami.e.s en répondant à la question d’une façon sans doute peu pertinente en rapport direct avec le sujet (quoi que). Je précise que je suis hors concours mais sans doute pas hors réalité !

Quelles solutions pour transmettre de meilleures compétences aux jeunes Africains afin de les aider à se préparer à l’économie numérique et aux emplois de demain ? »

En 500 mots !

Solutions, compétences, économie numérique, emplois. Le sujet est pour le moins vaste et ces quelques mots, retirés de leur contexte, pourraient aisément faire partie du champ lexical de crise. Mais revenons à nos moutons et donc à la question sus-mentionnée.

Un exemple parmi d’autres et de surcroît récent soulève déjà l’accessibilité au numérique : au Bénin, les derniers remous quant aux coûts de connexion montrent que le numérique semble quelque peu inaccessible au plus grand nombre et si j’en crois ce qu’il m’est rapporté, force est de constater que cet accessibilité au numérique est loin d’être efficiente en Afrique.

Si les jeunes Africains – et les autres – disposent de plusieurs smartphones, la concurrence des opérateurs ne laissent cependant pas la possibilité au plus grand nombre d’espérer l’achat de data même si bon nombre de rapports d’éminences grises tendent (ou tentent – là suis mauvaise langue -) à prouver que l’Afrique est l’avenir du numérique : qui a-t-on sondé ? Celles et ceux qui ont investi des sommes d’argent que ne possède pas la plupart sans doute (« A titre d’exemple, entre 2013 et 2015, le chiffre d’affaires du groupe Jumia est passé de 35 millions à 289 millions d’euros avec une présence dans 14 pays en matière d’approvisionnement et 7 pour la vente au détail, dont le Nigéria et l’Egypte, les pays les plus peuplés d’Afrique.. »- Aboubacar Yacouba Barma dans La Tribune octobre 2017 sur le sujet  « CNUCED : l’Afrique, terre promise de l’économie numérique »).

Ne me faites cependant pas dire ce que je n’ai pas dit : Je n’incrimine pas l’Afrique et un manque de compétences car je reste persuadé qu’elle dispose d’un grand potentiel, c’est évident mais une problématique en amont me semblerait plus pertinente à solutionner avant tout. Deux raisons parmi d’autres me viennent à l’esprit quant à la problématique de l’accès au numérique: si l’une d’elle est le coût comme je l’ai déjà souligné, l’autre est assurément le problème du délestage en matière d’électricité ou l’irrégularité de la présence de courant « continu », si vous préférez. Nul besoin de vous faire un dessin.

Si j’étais, ce que je ne suis pas, Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque mondiale, je pense que j’aurais proposé le sujet bien plus fondamental, bien plus originel et non original, suivant : « quelles solutions pour l’accès aux Africains à l’électricité et aux soins de santé ? »

Bon et puis flûte, je vous fais le dessin quand même et ce en mode « simplifié » !

Pas d’électricité > bougies (ou autres) > difficulté d’apprentissage > mal aux yeux (souci de santé) > pas d’accès aux soins > plus d’école > peu de chance de travail > numérique ??

Il ne s’agit pas d’une démonstration à toute épreuve mais un constat de terrain.

Qu’en pensez-vous ?

 

Laisser un commentaire