Etats d'âme

L’inhumanité, son fonds de commerce

Monsieur Francken,

Il m’est difficile de vous adresser la civilité « Monsieur » mais là n’est pas l’objet de cette réflexion. J’aurais pu aussi parler d’un courrier vous adressé mais là aussi je n’estime pas nécessaire de vous l’adresser : il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis et j’aime à dire que j’en suis un, histoire de me préserver des avis de vos partenaires d’idéaux nauséabonds.

C’est par le hashtag #répugnant  que vous avez clôturé votre tweet à propos de la place qu’occupait votre livre à la Fnac (votre profession de foi politique), ouvrage placé dans les « nouveautés » aux côtés d’un livre consacré à Trump (Fear…Soif de pouvoir) et de la réédition du  tristement célèbre « Mein Kampf » d’Adolph Hitler (sa profession de foi politique). Anecdotique, vendeur.. ? Vous qui appréciez le buzz, cela aurait dû vous ravir, non ?

Mais que dire de votre politique en matière d’immigration, que dire de votre attitude électoraliste de ces derniers jours à la gare de Landen… Votre ouvrage parle d’un changement de cap. On aurait pu espérer enfin un choix judicieux – enfin – de votre part. Bien que vous afficionados en soient eux particulièrement satisfaits, force est de constater que l’inhumanité reste bel et bien votre fonds de commerce. On n’en attendait pas moins de vous de toute façon. A mon tour dès lors de proposer le #répugnant …

« J’ai appris que l’on ne pouvait espérer progresser, si l’on n’est pas disposé à se salir les mains. » C’est en substance ce que vous avez répondu à un journaliste si mes sources sont exactes à moins que cela n’ait été dit dans un autre contexte. Soit. Je vous l’affirme, vous avez progressé, sachez-le : vos mains sont sales, il n’y a pas de doute. Le Vlaams Belang vous a même fait un appel du pied, refusé pour la forme, il ne faut tout de même pas exagérer (sic).

Vous vous revendiquez de la séparation des pouvoirs (Montesquieu) et du Siècle des Lumières ? Lumières, vous avez dit Lumières ? Il n’est pourtant pas nécessaire d’éteindre l’Autre pour briller !

Le Siècle des Lumières a souhaité combattre l’ignorance par la diffusion du savoir, a prôné le combat de l’intolérance religieuse et l’absolutisme politique, a encensé le retour à la nature, la recherche du bonheur. Les philosophes de ce temps ont dénoncé dans les religions et les pouvoirs tyranniques des forces obscurantistes responsables de l’apparition du mal, dans un monde où l’homme aurait dû être heureux.

Quant à Montesquieu, il s’est insurgé contre le despotisme, il s’est voulu citoyen du monde. La république, la monarchie, le despotisme, tels sont les trois types de gouvernement que Montesquieu identifiait… Sans doute en osant vous revendiquer de sa nature parliez-vous de despotisme.

Et lorsque vous dites être partisan de la séparation des pouvoirs de ce dernier, c’est une seconde mort pour lui et ses principes et ce pour des raisons d’opportunisme électoraliste au mauvais parfum de populisme.

Obscurantisme quand tu nous tiens…

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