Etats d'âme

Enseignement: mon coup de gueule !!!

Enseignement : cent ou sans faute(s) ?

faute

Ça me démange, me gratouille. On touche le fond depuis des années et les seuls remèdes tentés par les bien-pensants de nos gouvernements successifs n’ont même pas été des emplâtres sur des jambes de bois : interdiction de redoublement (continuons à cocooner les enfants histoire qu’ils se vautrent bien « in the real life » !), nivellement indéniablement par le bas (dois-je vous fournir des exemplaires de CE1D qui sont d’une pauvreté extrême au regard de la matière vue ?), allongement des études pour les futurs enseignants, sempiternelles mises à/au (ca)niveau, formations à la 6-4-2, parents qui doivent camper dans les rues pour inscrire leurs enfants en secondaire (sic),…

La liste d’inepties est longue tout comme le chemin menant à l’excellence souhaitée par ces mêmes penseurs en chambre ! Les dernières élucubrations – élections obligent – me laissent à penser que le chemin, sur le coup, de croix, lui aussi, est encore long.

Si formater des disques durs est l’apanage de l’informatique, force est de constater que le formatage de l’esprit est de plus en plus présent.

Que voulons-nous vraiment ? Des femmes et des hommes debout, capables de penser par eux-mêmes OU de la chair à canon – oui j’ose le dire – pour une société docile, incolore, inodore ?

Cours préparatoires, examens d’entrée… l’Université tente de maintenir le cap de la qualité mais pour combien de temps encore ? Marcourt ayant déjà estimé que le « 12/20 » devenait un « 10/20 », ça promet !

La moitié est donc la référence de la réussite. Bonjour la culture de l’effort que nos parents nous ont inculquée. En tout cas les miens parce que, d’après ce qu’on dit, les parents, de nos jours, sont démissionnaires (et non des missionnaires sinon les curés ne seraient pas en voie de disparition).

Vous me direz alors quel est le rapport de tout cela avec le cours de français distillé au secondaire ?

On en vient alors à l’orthographe, le code de référence…
Certains collègues enseignants n’ont même plus cette faculté d’écrire sans fautes. Le  « cent fautes » a pris le pas sur le reste et on s’en fout comme de sa première chemise sauf si c’est un élève qui commet la terrible bourde.

flop

Les erreurs, – mea culpa – ça arrive. Cela m’arrive aussi mais je le reconnais et fais alors l’effort d’y remédier. L’effort, celui qui devrait être au centre de nos préoccupations, celui sur lequel nous devrions baser nos évaluations.

On incrimine le langage SMS à tort même s’il contribue quelque peu à l’affaiblissement de l’orthographe. Il s’agit, selon moi, et avant tout, d’un manque de culture, d’un manque d’envie de l’effort en vue de remédier aux lacunes mais aussi et surtout cela fait suite à un laisser-aller de la part des autorités pédagogiques qui, au nom de la simplification, préfèrent les ognons et l’écriture inclusive (celle qui met des points partout et plus uniquement sur les i) à un enseignement de qualité que bon nombre de professeurs – hélas pas tous – aimeraient pratiquer mais que les programmes clouent au pilori au nom d’une certaine médiocrité. C’est en effet mon avis. Ni plus, ni moins.

L’on nous lance alors à la tête la réussite pour tous. Si l’objectif louable ce n’est pas en pratiquant un nivellement de cet ordre – vous aurez, bien entendu, compris « par le bas » – mais en donnant des moyens aux enseignants et aux élèves. Point à la ligne.

Sur ce, je m’en vais rejoindre mes têtes blondes, brunes, noires,…

Bises au chat

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