Benin

« Re-découverte: Sinibagirwa de Fabrice Salembier » by Habib Dakpogan

Il parait que les Belges ne bouffent que des frites et des moules, qu’ils finissent toutes leurs phrases par « une fois » sans savoir vraiment ce que ça veut dire, qu’ils portent tous une moustache qu’ils aiment astiquer, qu’ils font tous du cyclisme avec de petits shorts qui leur collent aux fesses, qu’ils aiment un peu trop les enfants et qu’ils préfèrent les BDs aux livres.

Mais il me semble que Fabrice Salembier a mangé de la pâte de maïs comme moi, dans un charmant restau au fond de la Haie Vive. Par ailleurs, il est venu en voiture ; il n’a pas fini une seule de ses phrases par ‘’une fois’’. Par contre, pour la moustache, je pense que c’est pas faux. En plus, oui, Fabrice aime les enfants ; il dirigeait un centre de réinsertion pour jeunes à Ouidah, quand je l’ai connu… Et pour les livres, sais pas quoi dire. Il aime peut-être Hergé mais il a écrit CE LIVRE.

SINIBAGIRWA, note autobiographique parues aux Editions Venus d’Ebène courant 2017, est une explosion de l’identité, la seule qui vaille la peine d’être clamée : l’appartenance à une humanité une, incolore et indivise… que dis-je, indivisible. Fabrice Salembier y raconte avec humour et une verve presque orale, un des multiples sillons de sa vie de pérégrin impénitent, de Bruxelles à Ouidah, de Kigali à Cotonou, laissant collée à la face arrière de notre conscience, une maxime, LA maxime de l’altruisme : « Pour briller, nous n’avons pas besoin d’éteindre l’autre ».

Préfacé par Carmen Toudonou, ce petit volume de poche est disponible dans toutes les librairies de Cotonou. Délices garanties.

1 réponse »

  1. Mélissa Délalie Houinsou

    « Je vois l’Humain manquer d’Humanité. Je vois l’Humain croire en un monde meilleur » Fabrice Salembier.

    Sinibagirwa est un voyage, un voyage culturel, temporel, émotionnel à travers les mots de Fabrice Salembier, le chercheur de l’autre, de l’humain. L’adopté de l’Afrique.

    Cet ouvrage fait voyager : Nous débutons en Belgique, escale en Bretagne, coup d’oeil au Rwanda et prise de contact au Bénin. On vit chacun de ces lieux à travers ces quelques pages. Encore plus poignant pour moi, je me suis vue à ces endroits. Béninoise, j’ai revécu le Bénin. Magique ? Je ne sais pas. Style touchant, léger et chaleureux -oui, je le vois ainsi.

    Sourire, pincement au coeur, prise de conscience, élan de confiance, élan de sagesse… On passe partout en lisant cette oeuvre.

    « Musungu, Yovo », qu’importe. J’ai adoré cette oeuvre. Je vous la recommande vivement.

    « Souvent, nous ne autorisons pas à être bien. » Fabrice Salembier.

    Pour une fois, autorisons nous à être bien, lisons ces notes autobiographiques qui disent une vérité, des vérités.

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