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La littérature africaine: deux livres en un

La littérature africaine : deux livres en un
Le français serait la 5ème langue la plus parlée au monde. Langue de socialisation, d’usage, administrative, d’enseignement et …choisie. La francophonie renvoie à l’ensemble des pays francophones mais aussi à l’organisation internationale de la francophonie (OIF).
Ce petit préambule fait, revenons à nos moutons : la littérature africaine : deux livres en un.

J’ai découvert, trop tardivement d’ailleurs, la littérature africaine. Pourquoi ? Sans doute parce qu’en Europe, à l’époque, l’on m’a dirigé vers la littérature française – programme scolaire oblige -. Dommage parce que l’ouvrage africain mettrait assurément de la couleur dans ces derniers. Je reste persuadé qu’il n’est pas trop tard.

Vous avez dit deux livres en un ?
Oui et je m’en explique. Cette explication vaut ce qu’elle vaut mais à la lecture de plusieurs auteur(e)s africain(e)s, c’est mon ressenti.

Vous vous attardez sur un titre et ensuite sur la dernière couverture… Tel un menu au restaurant, votre choix est fait. Démarche commerciale des sociétés d’éditions, je vous le concède. Procédé utilisé dans le monde entier.

La lecture commence, une trame se détache, vous en saisissez les tenants et pensez saisir aussi les aboutissants. Un livre quoi, rien de bien surprenant. Pourtant, certains faits vous échappent. Dans un premier temps, vous n’y prêtez guère attention. Pourtant, en poursuivant votre lecture, ces faits prennent de l’ampleur et vous imposent presque naturellement une seconde lecture.

Oui, une seconde lecture s’impose après avoir « pris » connaissance de la culture de l’auteur, du pays dans lequel se déroule l’action – qu’il soit imaginaire ou pas -, des légendes dont on vous livre quelques bribes,…

Si vous lisez, un exemple parmi d’autres, « Mémoires d’un porc-épic » d’Alain Mabanckou en première lecture, vous y voyez un drame, un roman « meurtrier » sans plus. Mais si vous connaissez la culture, l’importance des jumeaux au Bénin dans le cas présent, un peu de vodoun, d’esprits, votre lecture devient alors en quelques secondes un émerveillement, la richesse du texte prenant alors une toute nouvelle dimension. Deux livres en un…

Pour en citer d’autres – et je m’arrêterai au Bénin – Jean Pliya, Florent Couao-Zotti, mes ami(e)s Carmen Toudonou et Habib Dakpogan sont autant de plumes virevoltantes qui mériteraient d’être au programme d’écoles françaises, belges et autres de la francophonie !!!

Vous me direz que la littérature française porte elle aussi cette marque de fabrique. Je ne m’y opposerai pas mais je réfuterai le terme « marque de fabrique » en lui préférant le terme « marque de magie …merveilleuse » : ça chante, ça danse et ça donne l’envie d’en découvrir bien d’autres.

Voici donc un ressenti qu’il m’est encore difficile de bien expliquer. Je m’en excuse encore auprès des puristes.

Bises au chat

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