Etats d'âme

« Sinibagirwa » dans la presse belge

LaMeuseHW_03102017

L’interview complète….

Est- ce votre premier ouvrage ?

C’est en effet le premier et sans doute pas le dernier puisque deux autres complètement différents sont en cours d’écriture.

De quoi parle-t-il ?

Un demi-siècle de vie partagée entre le vieux continent et le continent noir. J’y parle de mon expérience, de mes peurs passées, d’une recherche de soi et de découvertes de sentiments, de notions que je pensais oubliés. C’est aussi une histoire d’amour entre l’Afrique et moi.

Ce qui se dit ici à propos de ce livre me donne une certaine fierté. « Sinibagirwa est comme un hymne, une chanson qui appelle l’oreille puis le regard sur un paradis trop diabolisé : l’Afrique. Il n’y a à lire dans ce livre ni la froide condescendance de l’ethnologue ni la douce ironie du romancier. Ici point de malice. Il s’agit d’une voix claire qui témoigne avec sincérité que la vie, l’argent, les amis, les roses et bien entendu l’amour, sont partout où s’ouvrent les yeux, où vibrent les poitrines, où chantent des bouches. Sur ces petites dizaines de pages farceuses, on s’amuse, on pleure et on voudrait enfin fredonner comme Michael Jackson : Thinking of being my brother, it’s no matter if you’re black or white… »

« Nous devons apprendre l’humanisme de cet européen de pure lignée qui découvre, s’approprie et exalte le charme délicat de sociétés noires malgré les stéréotypes insidieusement répandus à travers le monde… »

Pourquoi l’avoir écrit maintenant ?

Certains moments étaient écrits depuis longtemps sous la forme d’un carnet de voyage. J’écrivais avant tout pour moi, pour le souvenir. Ici au Bénin, par le biais de diverses rencontres, je me suis raconté et les gens m’ont alors incité à aller de l’avant, à faire connaître ma vision d’une vie comme une autre. J’ai donc été séduit par l’idée et j’ai aussi voulu montrer par là qu’il est possible de se faire éditer au Bénin car, contrairement à ce que l’on pense, il y a des maisons d’éditions, tenues par de formidables auteurs, de qualité ici au Bénin.

Que signifie le titre, Sinibargiwa ?

« Je n’oublie pas » en langue bantoue du Rwanda, le Kinyarwanda. J’ai vécu le génocide dans ce pays. Ça ne s’oublie pas…

Comment peut-on se le procurer ? Et à quel prix ?

Il sera disponible en Belgique au mois de décembre ; des amis m’ont proposé de faire des séances de dédicaces en leur enseigne à Hannut (What Else). C’est un concept que j’apprécie dans le sens où vous pouvez rencontrer les gens. Je dois encore prendre quelques contacts avec des amis pour voir ce qu’il y a lieu de faire mais les ventes seront concentrées sur Hannut. Le Lounge bar de l’IP et les frères Delathuy accepteront sans doute l’idée aussi. Le prix en Belgique est fixé à 15 euros et une partie de l’argent récolté servira aussi à aider des personnes qui en ont besoin au Bénin.

Concernant votre vie au Bénin :

Depuis quand résidez-vous là-bas ?

Je suis au Bénin depuis fin septembre 2015.

Pourquoi avoir choisi d’aller travailler en Afrique ?

Quand j’ai dû quitter le Rwanda, je me suis juré de repartir sur ce continent même si cela devait prendre 20 ans avant de pouvoir y repartir. 21 ans après, j’y étais… Vous savez, quand l’Afrique vous embrasse, il est difficile d’y résister. Mes racines sont belges mais mon cœur est ici.

Décrivez votre activité au sein de l’ONG d’insertion des jeunes.

Je travaille pour la Pommeraie (service d’Aide à la Jeunesse) dont le siège central est à Faulx-Les-Tombes. Ici au Bénin, Nous recevons des jeunes présentant des fragilités personnelles, en difficulté de relation ou en rupture avec leurs familles ou institutions, des jeunes vides de motivation, de confiance en soi, de repères cohérents, de valeurs de vie, de projets de vie, des jeunes adoptant des comportements inadaptés, à risques. Après un travail de préparation en Belgique, nous les accueillons ici et ils sont pris en charge par des éducateurs béninois et placés dans des familles d’accueil béninoises (cultivateurs, pêcheurs, artisans,…).

Les jeunes s’engagent alors dans des projets locaux de développement (petit élevage, maraîchage, entretien des locaux d’une école, d’un orphelinat et implication dans le Centre d’accueil pour enfants handicapés Assrotinsa que nous avons également mis sur pieds à la demande des éducateurs.

Nous les observons et nous évaluons en permanence leur évolution et leur (re)construction en vue de leur retour en Belgique. Les jeunes écrivent aussi leurs récits de séjour qu’ils remettront à leurs mandants.

Pendant le séjour des jeunes au Bénin, l’équipe en Belgique rencontre les familles et/ou leurs entourages régulièrement pour évaluer, épauler et élaborer des projets de vie en vue de leurs retours. L’équipe en Belgique reste le point de référence pour la famille, l’entourage, le mandant.

Comptez-vous revenir prochainement à Hannut ?

En vacances. C’est prévu fin novembre et pour tout le mois de décembre, revoir la famille, ma fille et les amis. Ce sont toujours de bons moments.

Concernant la campagne électorale qui se profile ?

Comme en 2006 et 2012, envisagez-vous de créer un blog pour animer la campagne ?

De ce côté-là, je suis grillé (rires). Non, ce n’était déjà pas facile en étant sur place de m’en occuper alors à plus de 5000 km… Et puis, le monde politique a bien changé : tout le monde est pour l’ouverture et tous se mélangent. De plus, un blog de ce type ne donnerait maintenant qu’échanges d’injures, de propos odieux parce que les gens n’y croient plus. Regardez les propos qui ont été tenus dernièrement à l’annonce de la candidature du fils d’Hervé Jamar… Pourtant, il y a encore de l’honnêteté chez certains mais bon la nature humaine est devenue telle que jamais personne n’est responsable de ce qui lui arrive et donc le politique est mis au piloris.

Candidat peut-être ?

Pour être candidat, je dois d’abord prendre la nationalité béninoise. Pour cela, il faut avant tout être résident depuis 3 ans. Ensuite il me faudra encore attendre 5 ans. Donc non. Je préfère de loin les échanges des sages sous le baobab.

 

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