Etats d'âme

A l’impossible nul n’est tenu et pourtant…

A l’impossible nul n’est tenu et pourtant…

Toute ressemblance avec… bla bla bla bla. – vous connaissez la rengaine ! –

Et pourtant, cela est. Cela est une histoire. Cela est une histoire vraie. Un état d’âme, un ressenti, un mal-être, un doute, une affirmation, un questionnement, une évidence, un manque de respect, une odieuse déformation des faits, un mauvais film, une vendetta, un appel au secours… Cela est ce que vous voulez y voir. Cela est et sera interprété, ce qui pourrait être tout aussi navrant…

Lorsque deux mentalités se rencontrent, il n’est pas aisé d’éviter la confrontation. Cela n’empêche nullement l’échange mais il y a de fortes chances que la conversation tourne rapidement à un rapport de force et ce ne sont pas les « je pense ceci mais je ne dis rien » qui vont aplanir les différences grandissantes au fur et à mesure de l’avancée de cet échange.

Cette impression est de plus en plus tenace et vous emplit alors d’apriori et vous vous mettez automatiquement en mode défense. Il faut alors parfois se taire, ravaler sa parole, son énervement, son impression d’injustice et sa …salive. Cela en devient un véritable handicap.

Et pourtant, vous restez persuadé être le plus proche de la réalité du terrain. Outre le fait d’appréhender de mieux en mieux ledit terrain, vous vous sentez imprégné plus encore de sa mentalité, de sa culture et de sa vision des choses. Vous vous dites alors qu’une certaine sagesse vaut mieux qu’une colère qui peut parfois monter lorsque les échanges ressemblent davantage à une espèce de tentative d’imposition d’un modèle qui n’a pas de raison d’être là où vous êtes, une espèce de « New Colonialisme », terme inventé pour la cause.

A force de faire remarquer le danger, voire l’impossibilité de telles ou telles actions, idées, vous êtes parfois pris pour « celui qui refuse tout sous prétexte de… ». Et pourtant, les réserves émises ont une logique que vous qualifieriez d’universelle.

A force de vous expliquer, à force d’entendre les mêmes refrains, à force d’avoir l’impression du couperet au-dessus de la tête, vous vous repliez sur vous-même non pas par peur du conflit mais davantage par « usure ». Vous vous sentez fatigué, lassé. Est-ce lâche ? Cette question vous trottine dans la tête sans trouver de réponse.

Vous ne parlez pourtant pas chinois selon l’expression consacrée, vous n’êtes pas non plus sur la Tour de Babel … Petit à petit, la perplexité vous gagne. Vous savez pourtant que vous êtes au bon endroit au bon moment et sur le terrain, les gens du pays vous le confirment mais…

Mais, parce que dans toute histoire, il y a un mais… Parfois un « mais » sans aucune forme bien précise, flou, pas très artistique ou un « mais » prenant progressivement la forme de l’épée de Damoclès plus tranchante encore que le couperet que vous évoquiez précédemment.

« Pour durer, il faut parfois se taire… » Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà ressenti cette impression, avez-vous déjà vécu ce fait ?

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