Benin

Un an déjà

dsc_8615Alors que je pensais continuer à enseigner en Belgique et faire une croix sur mon profond désir de fouler à nouveau le continent africain, le destin en a décidé autrement et ce à ma plus grande joie. Fin septembre 2015 je posais le pied sur le sol béninois pour la première fois. Aussi fier qu’Armstrong en 1969 mais sans prétendre à sa fameuse maxime.

D’une chaleur étouffante à l’arrivée en passant par une multitude d’interrogations bien légitimes, j’ai parcouru du chemin pour découvrir une chaleur humaine rafraîchissante. Certes tout n’est pas rose, il faut souvent composer parce que les mentalités sont bien différentes, parce que les priorités le sont aussi, parce qu’il y a des …. partout ; la nature humaine est ainsi faite.

Comment s’exprimer sans heurter, comment s’exprimer sans que ces lignes soient considérées comme un jugement porté sur l’Autre ? Pas évident du tout.

Oui il y a de l’abus, oui il y a des dérives, oui il y a de la corruption…mais l’Afrique, en général, n’a-t-elle pas pris comme exemple l’Occident ? N’a-t-elle pas « photocopié » le modèle peu glorieux de certains rois occidentaux ? La question mérite d’être posée et les réponses apportées seront sans nul doute bien différentes selon la perception que l’on en a.

S’il reste encore pas mal de réminiscence de la traite négrière – j’en suis bien désolé mais je n’en suis pas responsable – il ne faudrait pas non plus occulter le fait que s’il y a eu des acheteurs d’esclaves, c’est qu’il y avait des vendeurs. Le dire et le reconnaître n’excusent en rien les faits, c’est entendu et validé.

Je ne cherche certainement pas d’excuse à ce qui s’est passé… Passé, il ne faut pas l’oublier en effet et il faut s’en servir pour ne plus commettre ses erreurs. Une certaine forme d’esclavage intra-muros existe au Bénin me dit-on : celui du travail des enfants sur les marchés, dans les champs,… S’il vous plaît, ami(e)s occidenta(ux)les, ne comparons pas des civilisations, n’imposons pas notre modèle, pas très glorieux d’ailleurs, à des personnes qui doivent vivre, survivre dans des conditions parfois difficiles, du moins vue sous « notre » angle. Parce que la notion de difficultés est aussi autrement perçue de par notre origine.

Difficile à exprimer ce sentiment perçu : ils sont parfois dans une situation que nous qualifions d’extrêmement délicates mais ils semblent se contenter de ce qu’ils ont en gardant le sourire. Se contenter de ce qu’ils ont ; un concept de vie simple… alors que nous occidentaux, nous en voulons toujours davantage.

Loin de moi l’idée de « taper du sucre » sur les uns et sur les autres. Après tout, je ne suis qu’un immigré sur le continent africain… Juste un ressenti, malgré tout, de bien-être et d’acceptation.

L’aventure de la vie continue.

Catégories :Benin, Etats d'âme

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