Benin

Sowé, à la rencontre d’un enfant du pays

4 heures de route, quelques pauses et nous voici à Glazouè « dans le nord » comme ils disent à Ouidah. Par rapport la ville du vaudou, je dirais que l’on se rapproche davantage du centre du pays.

« Nous allons dans les collines » nous avait-il annoncé et il est vrai qu’au loin, on les voit venir…ça me rappelle un autre pays africain, celui des mille collines… lointain souvenir. Elles ne sont pas nombreuses mais majestueuses, solides comme le roc qui les compose.

Un arrêt dinatoire : pate, fromage peulh et sauce arachide ; en ai plein l’assiette, les doigts et les papilles !

Après les multiples rencontres des amis, des sœurs, des frères rencontrés à l’approche de notre destination finale, me voici dans son village, Sowè, et sa vie défile à la vitesse de ses explications : « j’ai vécu là, ici c’était… », un témoignage vitesse grand V…

On le sent ému à nous présenter sa maman, sa vie. Il est « beau » dans cette humilité particulière, il est grand dans sa simplicité.

Les rencontres sont riches ; l’un travaille aux finances, un autre était ambassadeur en Europe – c’est d’ailleurs lui qui me reçoit dans son hôtel fraîchement construit et portant le nom « d’hôtel des ambassadeurs ». J’y ajouterais volontiers « du cœur » tellement l’accueil en vient. Les enfants vous adressent leurs plus beaux sourires, ils respirent la vie tout simplement. La Vie oserais-je ajouter, celle qui devrait nous inspirer petits européens que nous sommes, confinés dans notre certitude d’être au mieux.

Les heures passent et nous décidons de rebrousser chemin vers Dassa pour, à nouveau, nous sustenter : les voyages forment la jeunesse – que je n’ai plus – mais « creusent » aussi…

Ce dimanche, direction « la colline » à Ekpa. C’est la Pentecôte, une ascension nous attend pour les cérémonies. Ça grimpe, c’est le moins qu’on puisse dire. Je serai baptisé « Omondjagou » – le guerrier – parce que j’y suis arrivé dans les temps sans devoir faire appel à la « voiture balai » qui n’existe d’ailleurs pas vous l’aurez compris. Waouw le paysage… J’y verrai de loin le « lion couché », autre colline à l’image du félin. La descente est suivie de boissons et d’un repas…gratuits – On n’est pas en Belgique ma fois -. Au menu du cabri, de la pâte… Dois-je encore vous rappeler le refrain sur l’accueil africain ?

Une dernière visite à la Famille, oui j’ai bien écris F… C’est ça aussi et avant tout le Bénin !

Je m’en voudrais d’oublier de citer la ville de Tankossi, là où « fabrique » le gravier à coups de marteau et de … et uniquement de cette manière. Un travail de titan.

Merci à vous qui m’avez accueilli les bras et le cœur grand ouverts.

Bises au chat et à bientôt pour de nouvelles aventures.

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