Etats d'âme

Qui nous radicalise ?

Les médias et le gouvernement radicalisent !

Niveau 4, 3, 2, 1 en matière d’alerte, niveau de couleurs en matière de climat et carton rouge à la Belgique par les ONG présentes à COP21.

Y a pas à dire mais le pays en voit (et envoie même) des vertes et des pas mûres ces derniers mois.

Il y a peu, notre gouvernement, suite à un trait de génie maléfique, a eu la bonne idée de prôner la délation à l’encontre des sans-emploi. Depuis le phénomène s’est étendu aux personnes dont le faciès n’entrait pas dans les codes belges de pure souche. Je ne sais toujours pas ce que cela signifie mais les amalgames pleuvent.

Mais revenons-en aux mots, mots qui sont, de par leur utilisation « côté obscur » perdent toute leur essence.

Le mot critique en est le parfait exemple. Une critique de nos jours est d’office considérée comme une remarque négative. Cela fait des lustres que ce mot a perdu son sens général: à l’origine il s’agit de porter un jugement, une appréciation. Il n’est donc pas fait mention de « bien ou de mal » mais dans nos esprits, c’est le négatif qui est prépondérant.

Le mot radicalisme est en train de suivre le même chemin. Attitude d’esprit d’une intransigeance absolue selon certaines sources, attitude intellectuelle consistant à reprendre les questions à partir du commencement, à leur racine selon d’autres : telle est l’essence de ce mot.

Son utilisation par les médias, le gouvernement depuis les attentats mais souvent au nom d’un populisme qui sent l’égout nous donne une version réductrice et détournée du terme. Des preuves ? « La ville de… dresse une liste du personnel communal radicalisé », etc… Là c’est l’Islam qui est visé, une religion comme une autre ! Dresse-t-on une liste du FN en France ? Dresse-t-on une liste de la N-VA et d’autres en Belgique ? Traite-t-on les conseillers communaux de tous bords de personnes radicalisées lorsqu’elles dérapent sur la condition humaine ? Que nenni ma bonne dame, mon bon monsieur. C’est Gambetta et Clémenceau qui doivent se retourner dans leur tombe.

Je comprendrai aisément qu’on puisse ne pas être d’accord avec mes propos ou qu’ils soient encensés et donc sujet à la critique. C’est aussi cela l’échange de points de vue. Mais bon, on en est loin. Quant au radicalisme, il serait de bon ton de ne plus l’employer à sens unique, cela ne vous mènera qu’à une voie de garage !!! Sauce indigeste que vous déversez sur la population de manière abjecte.

Conclusion qui pourrait émaner de notre Etat (pour autant qu’il soit encore considéré de la sorte) : mets un drapeau à ta fenêtre, prends un selfie, déclare-toi Charlie mais surtout ferme ta gueule s’il te plait.

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