Etats d'âme

Les « je ne suis pas mais » et cette pseudo solidarité nationale

Il y a, en ce bas monde, des réflexions qui vous soulagent…. En voici deux cueillies sur le web

Amis Facebookiens, mes faibles connaissances de la psychologie m’ont appris une chose :
Quand on commence une phrase par une affirmation, et que l’on termine celle-ci par le terme « mais » … cela signifie en réalité que l’on n’est pas d’accord avec sa propre affirmation …
Des exemples (très fréquent de ces jours, sur les réseaux sociaux) :
Je ne suis pas raciste, mais ….
Je n’ai rien contre les émigrés, mais …
Il faut évidemment accueillir ces gens, mais …
Ce seul petit mot me permet de comprendre directement l’opinion réelle des auteurs de pas mal de statuts …
Bernard Waldschmidt

Et une autre…

De ma vie, je n’ai jamais assisté à un tel élan de solidarité. Si j’en crois ce que je peux lire sur les réseaux sociaux, la Belgique entière se lève dans un accès de générosité.
Des tas de gens qui à ce jour n’avaient jamais songé à renvoyer le ballon du petit voisin par-dessus la clôture se répandent en appels à faire le bien autour d’eux.
Ah ils sont prêts à se mobiliser, que dis-je, à se décarcasser…
Pour qui? Mais pour «nos» pauvres pardi. «Nos» sans-abri. «Nos» SDF. «Nos» démunis. «Nos» exclus. Les nôtres. Ceux de chez nous. Les Belges de chez blanc-bleu-belge.
Hier encore, «nos» pauvres étaient des «marginaux», des «clodos», des «punks à chien». Ils étaient «le boulet» de notre société. Ils suaient la misère. Et ça craint la misère… Les voilà, ces parias d’hier, devenus malgré eux de nouveaux hérauts de la grandeur d’âme des solidaires de la dernière heure.
C’est fou ce que l’arrivée des migrants a réveillé la fibre solidaire chez certains… Solidaire et tristement nationaliste.
Tous ces chantres de la préférence nationale qui, quand ils ne versent pas dans les imprécations imbéciles, se permettent de donner des leçons à ceux qui ont entrepris d’adoucir le quotidien des demandeurs d’asile, oublient un détail. Un léger détail. C’est que la plupart de celles et ceux qui se font un devoir humain d’accueillir les migrants au moins mal, sont aussi ceux qui luttaient déjà contre les préjugés à l’égard des SDF, des sans-abri, des clodos… quand les nouveaux solidaires que l’on découvre aujourd’hui se contentaient encore de pérorer: «Quand on veut, on peut …»
Géry Eykerman

A lire, relire et partager …c’est du moins mon humble avis…

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