Etats d'âme

Pour Assim, j’ai honte. Pour les préjugés, j’ai honte.

Je pense, oui je pense. Cela m’arrive aussi. Je pense et j’ai honte. J’ai honte de ce qu’on nous fait devenir, j’ai honte de ce que nous devenons.

Je pense et j’ai honte pour Assim qui, si l’Etat belge ne présente pas ses excuses en solutionnant le problème qu’il a lui-même créé, risque de devoir retourner au Pakistan avec toute sa famille. J’ai honte de ce climat de délation dans lequel semble aussi se complaire certains niveaux de pouvoir.

Une photo, un avis de recherche de la police fédérale dans tous les médias... Pour une batte de cricket !!!

Une photo, un avis de recherche de la police fédérale dans tous les médias… Pour une batte de cricket !!!

J’ai honte de ce maudit réflexe de délit de sale gueule que nous avons tous. La couleur de peau n’existe pas dans la loi, il n’y a que des citoyens avec des droits et des devoirs… On aimerait y croire.

Le délit de sale gueule, c’est notre capacité à fabriquer une histoire et un environnement sur le seul aspect d’une personne. C’est un mauvais réflexe et nous savons tous que l’habit ne fait pas le moine mais nous sommes ainsi…

J’ai honte, je suis triste.

Je suis triste et j’ai encore et toujours honte des préjugés que nous avons. « Les chômeurs sont des assistés, des personnes qui profitent du système… ». Comment peut-on en arriver à penser pareille chose ? Comment ?

Il est temps de dire STOP !

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