Etats d'âme

Si vis pacem, para bellum

guerreSi vis pacem, para bellum

Tous les états souhaitent la paix, clament leur volonté d’une paix mondiale. Paradoxalement, leurs budgets « défense » sont souvent de loin supérieurs à ceux de l’éducation…

« Nous entretenons un appareil guerrier afin de garantir la paix » lancent-ils à qui veut l’entendre. La paix est-elle alors le moment particulier où l’on se prépare à la guerre ? Et la guerre est-elle la seule et unique manière de contraindre « l’ennemi » à accepter la paix ?

Faire la guerre pour avoir la paix, préparer la guerre en temps de paix… L’histoire de la poule et de l’œuf ressurgit.

L’homme est un loup pour l’homme… les nations sont des louves pour les nations… La loi du plus fort est toujours bien présente. J’y perds mon latin…

François Housset, professeur de Philosophie à la Sorbonne m’éclaire un peu :

« On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs, s’excusent les petits hommes pour se donner bonne conscience. Mais ils font l’omelette pour casser des œufs. Le goût de l’affirmation de sa puissance envers et contre toute autre puissance incline à sacrifier le plaisir de s’harmoniser au pur et puissant plaisir de vaincre. Il s’agit (ô paradoxe !) d’être monstrueusement exigeant, pour ne pas se satisfaire du respect d’autrui permettant une vie harmonieuse.
L’alternance guerre/paix constitue peut-être un cycle inhérent à la nature monstrueuse de l’homme. L’histoire donne raison aux doctrines pessimistes. Les optimistes espèrent la fin de cette sale histoire : dans les affaires humaines, les nécessités du passé ne sont jamais définitives et en fin de compte les efforts pour établir une paix assurée, c’est-à-dire pour dégager l’humanité de la dialectique guerre-paix, sont peut-être maintenant la seule lutte qui vaille ».

Des petits hommes, nous sommes bel et bien des petits hommes…

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